Nevers, le bonus est dans l’à-peu-près

  • Xavier Péméja (Nevers).
    Xavier Péméja (Nevers). Icon Sport
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Approximatifs pendant 40 minutes, les Neversois ont néanmoins décroché une logique victoire bonifiée face à des Montois ménageant leur monture.

En haut de la tribune du Pré-Fleuri, près de ses analystes vidéo, le manager neversois Xavier Péméja avait la mine froissée des mauvais soirs devant le spectacle d’une première période cafouillée et bafouillante. 15-6, deux essais à zéro : le score à la pause ne reflétait pas la domination de son équipe alignée pratiquement au complet face à des Montois qui avaient puisé dans leur contingent de jeunes en prévision de deux réceptions capitales pour le maintien.

Passés rapidement en tête grâce à un essai du troisième ligne centre Jason Fraser, les hommes du capitaine Hugues Bastide ont ensuite accumulé un déchet inhabituel, entre mauvais choix, soutien tardif sur deux percées gracieuses de Loaloa et Camou, ballons tombés, retard dans les rucks et surtout trois pénaltouches gâchées par l’inadaptation à un vicieux vent de côté. Dans les vestiaires, Xavier Péméja n’a même pas eu besoin d’élever la voix pour débriefer ces 40 premières minutes sauvées du néant par la qualité de la conquête et une discipline d’ascète (deux pénalités concédées et transformées par les Montois).

« On vise le haut de tableau, et le haut de tableau, c’est le soin du détail, analyse Hugues Bastide. Ce soir, on n’a pas été assez précis en première période. Si on refait ça face aux équipes qui sont devant nous au classement, on va pleurer. » Les entraînements de la semaine laissaient présager cette prestation inaboutie, selon le flanker, conscient que la quête de la constance est encore longue : « On a peut-être été un peu moins précis sur certaines choses. En match, c’est toujours pareil, on est capables de réussir le meilleur puis d’avoir un trou d’air où on va tout faire de mal en même temps, des pénaltouches ratées, des lancers pas droits, etc. »

Boulons resserrés et injection nettoyée lors du passage au stand, les Neversois ont livré une seconde période appliquée, ajoutant trois nouveaux essais sans encaisser le moindre point face à une équipe landaise vaillante mais dont le manque de repères collectifs sentait le bois tendre et la peinture fraîche. « On avait pas mal de gars qui n’avaient pas joué depuis un moment et pas mal de jeunes, rappelle le demi de mêlée et capitaine Emmanuel Saubusse. On a essayé de jouer un peu au rugby, et on a en partie réussi. On a su tenir le ballon, avoir de l’initiative, mais quelques erreurs défensives et notre indiscipline nous mettent en difficulté. »

Si les Montois ont déjà la tête à la réception d’Oyonnax, les Neversois peuvent souffler après un mois de janvier idéal et savourer une série de cinq victoires consécutives inédite dans la jeune histoire du club en Pro D2 : « On a gagné des matchs rudes à l’extérieur, à Béziers, à Soyaux-Angoulême. Ça n’est pas rien, cela prouve la force du groupe, sourit Hugues Bastide. On grandit. Mais on n’est pas arrivés, on n’est pas champions du monde. »

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