Vannes sur son nuage

  • Le RCV de Pagakalasio Tafili brille, avec dix essais en deux matchs. Le RCV de Pagakalasio Tafili brille, avec dix essais en deux matchs.
    Le RCV de Pagakalasio Tafili brille, avec dix essais en deux matchs. Photo Bruno Peyrel
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La fougue, la détermination et l’envie de Bretons survoltés ont fait une nouvelle victime : Provence Rugby. 

Qui de Perpignan, Biarritz ou Vannes met la pression sur les autres ? Actuellement, et selon les dires de Jean-Noël Spitzer, lui et son groupe ne veulent pas entendre parler de perspectives lointaines. « On prend les matchs comme ils viennent » enchérit d’ailleurs le deuxième ligne Rémi Picquette, l’homme aux dix-huit feuilles de match et quasiment jamais remplacé ! Théo Béziat lui veut mettre en avant l’osmose d’un collectif qui se plaît à vivre bien ensemble. Cela s’est traduit encore vendredi soir avec une victoire construite avec patiences intelligence et force de caractère.
 

Provence Rugby fait illusion

Mais pour autant, la période initiale aura été faite d’approximations et d’un manque de conviction. « C’est vrai que nous avons donné aux Aixois les opportunités pour rester chez nous. Nous avons accumulé les erreurs. Ces scories dans le jeu ont empêché d’aller investir leur camp, dans un match qui a eu du mal à se lancer », confessait le taulier vannetais. Provence Rugby fit alors illusion pendant quinze bonnes minutes. Seulement, la première incursion des Bretons dans les 22 mètres visiteurs a été la bonne. « Lorsque nous sommes entrés dans leurs 22 mètres, nous avons été réalistes, efficaces et cohérents dans un jeu direct à haute intensité », ajoutait Jean-Noël Spitzer. Un essai de Gratien et un coup de massue sur la tête de l’adversaire pour rendre ensuite le match plus facile. Bly, d’ailleurs, peu avant la pause, sut enfoncer le couteau dans la plaie.
 

Essais de belle facture

« Il était important de virer à la pause en menant au score. Il y avait des jeunes sur le banc provençal et on savait que la sortie des anciens aurait donné l’image d’une équipe plus friable, moins dynamique et moins expérimentée, expliquait encore ce Spitzer. Nos essais sont très beaux, que ce soit à partir d’un ballon porté ou d’un travail des avants. Actuellement, nous avons de bonnes situations de jeu près des lignes. En revanche, nous sommes un peu moins bien au niveau du milieu de terrain. Reste qu’avec quinze points en quatre journées, avec des matchs consistants dans le contenu comme à Colomiers, ça reste un bilan plus que satisfaisant. »

Maintenant, place à la récupération car le collectif à besoin de souffler et de se régénérer. Retour à l’entraînement samedi 6 février pour préparer l’expédition à Aurillac. Un nouveau challenge à relever pour poursuivre la folle aventure.

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Didier Le Pallec
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