Aurillac, au bout du suspense

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Grâce à un deuxième acte abouti, des Cantaliens appliqués et déterminés, ont fait plier les Aindinois.

Malgré une nouvelle entame catastrophique, le Stade aurillacois a fait tomber Oyonnax au terme d’une deuxième période riche en émotion. Une affaire bien mal embarquée donc après une touche des Oyonnaxiens dans leurs 30 mètres. Ils repassent par l’intérieur, un gros et deux ailiers plus tard, Aurélien Callandret file à dame. On joue à peine depuis une minute et vingt-trois secondes. Yohan Le Bourhis transforme (0-7).

« On en rigole parce que l’issue est bonne, avouait, à la fin du match, Mathieu Lescure, l’entraîneur adjoint en charge des avants. Mais c’est clairement un sujet qu’il va falloir aborder. On ne peut pas démarrer tous les matchs avec sept points de retard ! » Aurillac manque son début de match et doit se contenter d’abord du pied de Salles pour rester à flot. Sous la pluie, le froid et contre le vent, Oyonnax, sans être flamboyant, tient les locaux à distance grâce à la patte de Le Bourhis (6-13, 17e). « On réalise une première mi-temps tout en maîtrise et nous prenons un essai à la fin avant un deuxième acte où on manque clairement de combat », analysait, quant à lui, Joseph El Abd, le coach d’Oyonnax.

Défense de fer

Le fameux essai arrive à la 38e minute. « Sur les ballons que j’avais eus avant, j’ai vu que leur troisième rideau avait tendance à reculer », explique Thomas Vincent. Sur sa propre ligne des 40 mètres, il voit « qu’il n’y a pas de second rideau. Alors je tente ». Petit coup de pied rasant, rebond favorable, puis un par-dessus pour éliminer le reste. Nouveau rebond favorable et essai sous les poteaux (13-13 à la pause). Au retour des vestiaires, malgré une pénalité de Le Bourhis, le jeu au pied haut-bugiste devient défaillant, les pertes de balles en touche trop nombreuses, la mêlée contrariée ; ils perdent même le secteur du combat. « C’est alors très compliqué de rester dans le match », relevait froidement El Abd.

Car en face, le Stade est métamorphosé. Le discours à la pause « d’aller les chercher et les agresser » est passé. Aurillac met la main sur la balle et bonifie tout ce qui se présente. Vincent passe un drop-goal avant que Salles n’enfilent deux pénalités (61e et 67e, 22-16). On pense que l’affaire est pliée. Au lieu de cela, une fin de match de folie.

Il reste quarante secondes. Depuis ses 15 mètres, Oyonnax trouve l’ouverture. Il faut une course folle de Beka Saginadze pour empêcher Tony Ensor de filer à dame. Au bout de l’effort, le troisième ligne envoie le ballon en touche. Le chrono a dépassé les quatre-vingts minutes depuis cinq secondes mais le corps arbitral, dans son ensemble, laisse poursuivre, à l’étonnement général. Derrière, les locaux subissent quatre minutes de pick and go mais opposent quatre minutes d’une défense incroyablement disciplinée avant qu’Adrian Smith ne pose les mains sur le ballon et offre ainsi quatre points ô combien importants aux Cantaliens.

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Jean-Marc Authié
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