Un protocole sanitaire lourd pour les Bleus

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Si l’épidémie est pour le moment moins inquiétante qu’elle ne le fut en Italie, le protocole sanitaire accompagnant les pas des Bleus s’annonce néanmoins des plus stricts, à Rome. Ce n’est plus ce que c’était, la "dolce vita"…

Malgré les efforts déployés par les organisateurs romains, la pandémie aura bel et bien le rôle principal dans cette édition 2021 du Tournoi des 6 Nations. Cette fois, le parc sportif du Foro Italico, qui accueillait les milliers de supporters français, irlandais et britanniques dans son village en fête et ses senteurs gourmandes, ne sera plus qu’un sentier silencieux amenant vers le Stade Olimpico, les 400 personnes recensées et tracées par le protocole sanitaire national afin de faire disputer ces matchs à huis clos : joueurs, staff, personnel et journalistes…

Au bout d’un mois de confinement très serré en ville, les autorités italiennes viennent néanmoins d’assouplir les restrictions sanitaires dans la région de Rome au "niveau jaune", une réglementation qui est entrée en vigueur le 1er février, les autorités ayant constaté une baisse sensible des contaminations. Les restaurants et les bars pourront à nouveau accueillir une jauge restreinte de clients de 5 heures du matin à 18 heures et poursuivre les livraisons à domicile jusqu’à 22 heures, puisque le couvre-feu sera à nouveau opérationnel en ville. Au milieu de cette ambiance sombre, le groupe transalpin de 32 joueurs retenus par Franco Smith a démarré vendredi dernier son stage de préparation. L’entraîneur sud-africain s’apprête à débuter sa deuxième campagne à la tête d’un groupe rajeuni et privé d’éléments essentiels tels Braam Steyn et Jake Polledri, blessés, ou bien le feu follet Matteo Minozzi, mêlé à une étrange polémique. Il y a une semaine, l’arrière des Wasps s’est en effet déclaré "physiquement et mentalement incapable de vivre deux mois confiné dans une bulle sanitaire", déclaration qui a fait beaucoup de bruit parmi les supporters transalpins.

Passée la leçon d’apaisement politique prônée par le sélectionneur Franco Smith lors de la présentation de l’équipe – "On peut comprendre Matteo Minozzi, chacun réagit différemment au sujet du confinement"-, l’ancien coach des Cheetahs a compris que l’absence de Minozzi allait aussi donner des "opportunités pour finalement augmenter la concurrence parmi les trois-quarts" où Marco Zanon est de retour et où Ignacio Brex comme Monty Ioane iront chercher leur première cape. Au bout d’une première année douloureuse, s’impose aujourd’hui pour Smth la nécessité d’une réussite arrêtant une série noire de 27 défaites d’affilée dans le Tournoi (la dernière victoire 22-19, à Édimbourg, remonte au 15 février 2015). Un bilan sportif impossible à faire digérer aux supporters, compliqué à expliquer aux médias mais surtout très difficile à défendre pour le président sortant, Alfredo Gavazzi, en vue d’élections fédérales (14 mars) s’annonçant très incertaines…

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Diego ANTENOZIO
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