Des Diables rouges déjà sous pression

  • Dan Lydiate, ici face à l’Australie, n’est plus apparu en sélection depuis deux ans et demi. Mais Wayne Pivac, son sélectionneur, a bien l’intention de lui offrir une seconde chance. Photo Icon Sport
    Dan Lydiate, ici face à l’Australie, n’est plus apparu en sélection depuis deux ans et demi. Mais Wayne Pivac, son sélectionneur, a bien l’intention de lui offrir une seconde chance. Photo Icon Sport
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En reconquête après une année 2020 cauchemardesque, les Gallois reçoivent les Irlandais qui les ont vaincu deux fois l’année dernière.

Avec seulement trois victoires en 2020, le pays de Galles traverse l’une des pires périodes de sa riche histoire et ne fait plus peur à personne. Dans la principauté, personne ne s’attendait à ce que le XV du Poireau chute de cette manière après avoir terminé la dernière Coupe du monde à la quatrième place. Une chute vertigineuse survenue après le départ de Warren Gatland. "Les études montrent que les équipes qui réussissent possèdent une très forte stabilité au sein de leurs staffs. Warren Gatland, Shaun Edwards et Robyn McBride ont eu la chance de travailler longtemps ensemble mais l’éclatement du staff et le changement radical de style de jeu a été un choc pour l’équipe", analysait cette semaine le technicien irlandais, Bernard Jackman.

Balayés deux fois par l’Irlande en 2020

Cette fébrilité, les Gallois l’ont payée au prix fort face à l’Irlande qui a aisément remporté ses deux rencontres face aux Diables rouges : 24-14 lors du Tournoi des 6 Nations, puis 32-9 lors de la Coupe d’Automne des Nations. Deux scores sans appel qui ont bien illustré l’écart entre les deux nations, même si l’Irlande est encore en transition. Voilà pourquoi, cette semaine, les observateurs irlandais ne se sont pas privés d’enterrer avant l’heure la sélection menée par le Néo-Zélandais, Wayne Pivac : "Le pays de Galles est une équipe pourrie que nous avons l’occasion d’annihiler ce week-end. Après une décennie passée à être un véritable calvaire pour les équipes adverses, les Gallois sont devenus nuls, d’un coup", déclara l’Irlandais Ger Gilroy, dont les phrases assassines firent aussitôt la Une des médias gallois.

Pour négocier cette délicate entrée dans le Tournoi, Wayne Pivac devrait faire confiance à ses joueurs les plus expérimentés, tels que Leigh Halfpenny, Jonathan Davies, Dan Biggar, Ken Owens, Alun-Wyn Jones, Taulupe Faletau ou encore Justin Tipuric. Dans la principauté, il se murmure aussi que le flanker Dan Lydiate pourrait démarrer la rencontre, ce qui marquerait la fin d’une longue absence en sélection pour le troisième ligne.

Warburton : "on a besoin d’un joueur comme Lydiate"

Indiscutable pendant presque dix ans - il a cumulé 67 sélections pour 61 titularisations entre 2009 et 2018 - Lydiate ensuite disparu des radars, notamment après son aventure ratée au Racing 92. De retour aux Ospreys, où il évolue encore aujourd’hui, Lydiate a retrouvé à 33 ans son meilleur niveau et convaincu Wayne Pivac de lui offrir une seconde chance. Pour le plus grand bonheur de son ancien partenaire et ami, Sam Warburton : "Je suis heureux que Dan retrouve la sélection. Et je ne dis pas cela parce que c’est un ami mais parce que c’est précisément ce profil dont le pays de Galles a besoin en ce moment. L’équipe manque d’un joueur percutant, capable de renverser la dynamique d’une action par un plaquage offensif. Et Dan est capable de ça. Cela fait trois ans qu’il tourne à plus de vingt plaquages par match !" Une performance personnelle qui serait bienvenue pour éviter une nouvelle défaite face au rival irlandais…

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