Interview décalée - Villière : « J’espère que Conor McGregor ne me sauterait pas dessus »

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    "J’espère que Conor McGregor ne me sauterait pas dessus"
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Et si on parlait de tout, sauf de rugby ? Cette semaine, Gabin Villière raconte son rêve d’enfant de devenir astronaute, son rapport à la mer, ses rêves de tour du monde en voilier, le jour où il s’est "pissé dessus" à l’école, et révèle son surnom depuis qu’il joue à Toulon… Suivez le guide.

Quel était votre rêve de gosse ?

Je voulais devenir astronaute ou Président de la République. Autant vous dire que je suis vite revenu les pieds sur terre. C’était peut-être un peu trop ambitieux.

Votre pire souvenir à l’école ?

C’était à l’école primaire. Nous avions pris un fou rire avec quelques copains. Mais un fou rire inarrêtable, au point que je me suis pissé dessus. J’étais gamin, mais je me souviens encore de la sensation provoquée. C’est la pire honte de ma vie.

Avez-vous eu votre baccalauréat ?

Oui, je l’ai eu de justesse, mais j’ai eu un bac S et j’ai enchaîné avec une licence management. À cette époque, je n’avais aucune certitude au niveau du rugby. J’avais vraiment besoin d’avoir une activité à côté.

Quel est votre plus gros défaut ?

Je suis un râleur invétéré. Je râle pour tout et n’importe quoi. Même pour rien. Le moindre petit truc peut m’énerver. J’ai souvent besoin d’exprimer mon mécontentement. J’en ai conscience mais je ne parviens pas à changer. Le pire, c’est que parfois je vais trop loin. Et je le sais, mais il est souvent trop tard pour me reprendre.

Cinéma ou théâtre ?

Je vais plus facilement au ciné mais j’ai goûté au théâtre et franchement c’est quand même pas mal du tout.

Quel est l’endroit où vous vous sentez le mieux sur terre ?

Bah, c’est sur la mer. C’est peut-être mon côté normand qui me fait dire ça. J’ai passé mon permis bateau à mon arrivée à Toulon, avec quelques copains. Et depuis ce jour, j’ai sans cesse envie d’aller en mer. J’ai même envie d’acheter un voilier, de faire le tour du monde en bateau. Je ne sais pas si je réaliserai ce rêve, mais je me sens vraiment bien lorsque je suis en mer. J’ai comme un sentiment de liberté incroyable lorsque je navigue.

Quel est le fait d’actualité qui vous a marqué ces dernières années ?

C’est la Ryder Cup qui a été organisée en France en 2018. Je ne suis pas un passionné de golf, je ne pratique même pas. Mais je me souviens être tombé dessus à la télévision par hasard. Et en fait, j’ai passé tout mon week-end scotché devant la télé. Je me suis vraiment pris au jeu. Et aujourd’hui, j’essaie de m’intéresser un peu plus au golf.

Votre dernier livre ?

La biographie de Jonny Wilkinson. Ça commence à dater mais j’avais adoré. C’est quand même un type très inspirant.

Quel a été votre plus gros craquage ?

Je suis plutôt quelqu’un de très raisonnable, je ne suis pas un gros dépensier. Mais à Toulon, j’avais envie de profiter de la mer, j’ai donc acheté un gros canoë gonflable pour faire des sorties. Seulement, pour notre première sortie avec un copain, je me suis aperçu que le truc n’était absolument pas stable. Impossible de naviguer tranquillement. On s’est retourné en pleine mer, nous avons perdu nos affaires, serviettes et ce qu’on avait mis dans le canoë. Heureusement, nous avions pris la peine de mettre nos téléphones portables dans un bidon étanche. Bref, depuis, il est au fond du garage.

Quel est le moment où vous vous êtes senti le plus con dans votre vie ?

Le jour de mon premier match avec les pros à Rouen. Je n’ai rien trouvé de mieux que de rater le réveil. J’étais en colocation avec un autre joueur de l’équipe première. Ce jour-là, on a été réveillé par un appel du manager (Richard Hill). Quand le téléphone a sonné, j’ai cru que mon cœur allait exploser. Je me souviens encore être monté dans le bus, la tête basse, avec 20 minutes de retard alors tout le monde nous attendait. Vraiment, je ne me suis jamais senti aussi con. Et je ne vous parle pas du savon que Richard nous a mis. Je crois bien d’ailleurs que mon premier match en pro, je ne l’ai joué que le week-end suivant car ce jour-là, j’avais été envoyé avec l’équipe B. Depuis, dès qu’un réveil sonne, je sursaute.

Quelle a été votre plus grosse connerie lorsque vous étiez enfant ?

Mes parents en diraient bien plus que moi. Mais celle dont je me souviens n’est pas très vieille. Je devais avoir 18 ans, j’avais obtenu mon permis de conduire peu de temps auparavant. Ce jour-là, il y avait un match de rugby que je voulais voir mais j’avais un rendez-vous. Et je n’ai pas trouvé mieux que de regarder le match sur mon téléphone en conduisant. Forcément, ce qui devait arriver, arriva. J’ai heurté un trottoir et mon pneu a explosé. Je me suis retrouvé sous la flotte à changer ma roue. D’ailleurs, mes parents vont découvrir la vérité en lisant l’interview. Parce que, pour ne pas me faire engueuler, j’avais dit à l’époque que j’avais été obligé de faire un écart à cause d’une voiture qui était sortie de sa ligne.

Justement, quelle a été la plus grosse engueulade de la part de vos parents ?

Je ne me souviens plus de la raison mais je revois encore la scène : nous étions à table avec ma sœur et mon frère. Nous étions surexcités, le moindre truc nous faisait rigoler. Et à un moment, on a pris un fou rire. Mon père nous a mis en garde une fois, deux fois et à la troisième, la sanction est tombée. Il nous a monté chacun dans notre chambre, sans manger. Je peux vous dire qu’on a vite arrêté de rigoler. Ce n’était pas le genre de nos parents, mais je pense qu’ils avaient peut-être eu une journée chargée au travail. Du coup, on s’est endormi sans manger et ça nous a servi de leçon.

Quel est votre film culte ?

"Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet. Et j’ai bien aimé la suite également : "Nous finirons ensemble".

Avec qui aimeriez-vous rester coincé dans un ascenseur ?

Pas avec ma copine, parce qu’elle a la phobie des ascenseurs. Ce serait la panique. Pourquoi pas avec Conor McGregor (un champion de MMA, N.D.L.R.) ? Juste pour voir ce qui passe (rires). Plus sérieusement, c’est quelqu’un qui m’inspire, que j’aime bien. Ça permettrait de le découvrir. J’espère juste qu’il ne me sauterait pas dessus.

Si vous deviez faire une émission de téléréalité, laquelle serait-elle ?

J’aimerais bien faire Koh Lanta ! Franchement, après le rugby, si l’émission existe encore, je pense vraiment m’y inscrire. Sans hésiter.

La plus grosse bagarre de votre vie ?

C’était dans une discothèque, du côté de chez moi à Vire (Normandie), qui s’appelait "le Tiffany club". Un sacré nom… (rires) Franchement, ce n’était pas très glorieux. La bagarre n’est pas partie de moi, mais comme souvent en soirée, quand deux mecs se prennent la tête, les copains arrivent et ça part dans tous les sens. Mais je m’en suis sorti sans dommage.

Quel est votre plus gros complexe ?

Je me suis pété la dent de devant. Et le dentiste m’en a mis une autre mais elle est légèrement en avant. J’avoue que je n’aime pas trop.

Est-ce dû à un accident sur un terrain de rugby ?

C’est bien là le problème. Quand on me pose la question, je réponds effectivement que c’est au rugby que ma dent s’est cassée. Seulement, la vérité est ailleurs. J’étais en vacances avec des copains en Espagne. C’était au petit matin en sortant de soirée. À notre retour à notre location, on s’est ouvert une dernière bière. Seulement, j’étais dans un hamac et mes potes me balançaient tranquillement. Sauf qu’à un moment, l’angle a été un peu trop important et que je me suis vautré par terre.

Et puis ?

Bah au lieu de mettre les mains pour éviter le choc, j’ai d’abord pensé à sauver ma bière, ce que j’ai réussi à faire soit-dit en passant, mais j’ai perdu une dent (rires). En fait, ma bouche est venue heurter la bouteille de bière. Je vous laisse imaginer l’état de ma lèvre.

Êtes-vous superstitieux ?

Non.

Avez-vous un surnom ?

Malheureusement oui. Quand je suis arrivé à Toulon, on m’a surnommé Frodon.

Pourquoi ?

Parce que, comme tous les Hobbits dans le Seigneur des Anneaux, il paraît que j’ai des grands pieds et de grandes mains par rapport à ma taille. C’est Raphaël Lakafia, que je ne remercie pas au passage, qui a eu cette idée lumineuse. J’ai tout fait pour que ça ne se généralise pas, mais bon…

Quoi ?

Bah les Toulonnais ont fait passer le message jusqu’en équipe de France et évidemment tout le monde m’appelle Frodon.

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