Le soir des promesses montoises

  • Les Montois de Thomas Bell ont longtemps mené au score avant de voir les Aindinois égaliser et avoir même une balle de match.
    Les Montois de Thomas Bell ont longtemps mené au score avant de voir les Aindinois égaliser et avoir même une balle de match. Icon Sport - Icon Sport
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Les Montois laissent encore échapper la victoire, au terme d’un combat magnifique entre deux équipes pleine d’envie.

Des matchs de ce calibre, on en redemande. On commencera donc par remercier les deux équipes d’avoir joué, au sens propre du terme, en cette soirée presque printanière, sans arrière-pensée, avec enthousiasme et ambition. Pourtant, l’une comme l’autre était sous pression, pour des raisons différentes. Mais les deux entraîneurs que sont Patrick Milhet et Joe El Abd ont tenu quasiment le même discours. Ils ont parlé spontanément de plaisir et de fierté.

Alors, si cette rencontre se termine sur un match nul, c’est que ce résultat est sans doute le plus logique et le plus équitable. Car si les Montois sont partis fort, menant 20 à 6 à quelques secondes de la pause avant d’encaisser un essai, s’ils ont ensuite, à grands coups de courage et de talent, su tenir à distance un adversaire au rugby ambitieux et équilibré et se procurer trois occasions énormes de break définitif, ils auraient aussi pu perdre, par la faute de cinq dernières minutes fort mal gérées après que les Oyomen aient égalisé. Au point que Lionel Beauxis avait la victoire au bout du pied dans les arrêts de jeu. Mais à vingt mètres face aux poteaux, il manquait le drop de la gagne, le genre de loupé qui ne lui arrive pas souvent.

Il faut donc croire qu’un parfum de justice flottait au-dessus du stade Boniface car il eut été cruel pour les Landais de perdre, malgré tant d’énergie déployée et tant d’occasions laissées en chemin.

Des espoirs partagés

Au final, ce résultat est plus positif pour les joueurs de l’Ain que pour les Montois. Mais si ces derniers sont capables de reproduire ce genre de prestation, de garder cette ambition en y ajoutant un peu plus de précision dans les gestes décisifs, un peu plus de jugeote pour gérer les moments cruciaux, ils ne tarderont pas à respirer un peu mieux. Simon Desaubiès, auteur d’une prestation haut de gamme, ne disait pas autre chose, dans l’optique du prochain rendez-vous : « Le résultat n’est pas à la hauteur mais si nous prenons ce match en exemple pour la suite, en termes d’intensité et de mouvement, nous allons y arriver. »
Dans le camp adverse, Bilel Taieb, le capitaine, et Théo Milhet, soulignaient d’une même voix l’importance de ces deux points acquis de haute lutte : « Nous avions besoin de nous rassurer sur l’état d’esprit et de retrouver le plaisir que nous avions un peu perdu ces derniers temps. Nous n’avons rien lâché, c’est encourageant pour la suite. » En résumé, quand le rugby est beau, personne n’est déçu.

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Pierre Baylet
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