De Rome à Dublin, avec les mêmes

  • Fabien Galthié et Teddy Thomas lors de l'avant match face à l'Italie
    Fabien Galthié et Teddy Thomas lors de l'avant match face à l'Italie Icon Sport
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Dans la logique qui est la sienne depuis sa prise de fonction, Fabien Galthié devrait maintenir sa confiance aux vainqueurs de l’Italie dimanche prochain.

Le piège était là. Pour l’équipe de France dans sa globalité mais aussi pour les joueurs qui la composent. Pas grand-chose à gagner en Italie mais beaucoup à perdre. Au moment de composer son XV de départ la semaine dernière, Fabien Galthié a été fidèle aux principes qui sont les siens depuis sa prise de fonction, à savoir une vraie forme de continuité dans ses choix. Il faut dire aussi que, durant sa première année de mandat, le sélectionneur a été relativement épargné par les blessures et a pu s’appuyer sur la dynamique de victoires pour instaurer et graver dans le marbre son mode de fonctionnement.

Cette fois, le staff a dû en partie s'adapter avec la longue absence de François Cros, à peine rétabli et qui manque de rythme, de Romain Ntamack et de Virimi Vakatawa. Trois titulaires indiscutables. Mais, là encore, les techniciens du XV de France sont restés dans leur logique. Malgré les tentations Cameron Woki et Anthony Jelonch, qui avaient impressionné à l’automne, ils ont maintenu leur confiance à Dylan Cretin en troisième ligne. Idem pour Matthieu Jalibert à l’ouverture et Arthur Vincent au centre. Même aux ailes, Teddy Thomas et Gabin Villière ont été préférés à Damian Penaud, qui faisait juste son retour en sélection après de nombreux pépins physiques. La seule décision forte fut ainsi de préférer à l’arrière Brice Dulin, élu meilleur joueur de la Coupe d’Automne des Nations, à Anthony Bouthier, dans le dur ces derniers mois. Même si c’était plus ou moins attendu.

Marchand sera bien là

Samedi, tous les joueurs alignés ont donc répondu présent. Et n’ont ainsi pas entamé leur crédit dans ce Tournoi. Autant dire qu’il n’existe aucune raison objective, à part à déceler une nécessité absolue sur le plan stratégique, à ne pas reconduire la même formation au coup d’envoi à Dublin.

Durant quelques heures à peine, l’unique doute a concerné le talonneur Julien Marchand. Le Toulousain est en effet sorti à Rome en début de deuxième mi-temps pour passer un protocole commotion. Samedi soir, l’inquiétude était logiquement de rigueur dans les couloirs du Stade Olympique. Elle fut très vite dissipée le lendemain. Marchand tiendra bien sa place, entre Cyril Baille et Mohamed Haouas, à l’Aviva Stadium. Les vainqueurs de Rome seront donc ceux qui iront défier le XV du Trèfle pour frapper un premier grand coup dans ce Tournoi. Pourrait-il y avoir quelques ajustements sur la composition du banc de touche, ces fameux « finisseurs » comme aime les appeler Fabien Galthié ? Voilà qui n’est peut-être pas impossible, suivant le profil de l’adversaire qui sera évidemment bien différent. Mais, là aussi, la probabilité demeure faible.

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