Occasion manquée pour le Stade français

  • Sous les trombes d’eau héraultaises, seul Kylan Hamdaoui a surnagé
    Sous les trombes d’eau héraultaises, seul Kylan Hamdaoui a surnagé Icon Sport
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En se rendant chez un mal classé, avant deux déplacements périlleux, les Parisiens voulaient faire un coup dans l’Hérault. Mais un manque d’investissement et une conquête défectueuse les en ont empêché.

Décidément, ce Stade français est branché sur courant alternatif depuis quelques mois. Après leur courte défaite subie à Pau à la fin du mois de décembre, les Parisiens avaient réagi de la plus belle des façons en enfonçant Brive à domicile (51-21). Mais derrière, ils avaient lourdement chuté à Toulouse (48-24) et à Toulon (35-13). La probante victoire gagnée contre Castres (29-9) la semaine dernière avait relancé la dynamique et les Stadistes voulaient entretenir celle-ci, en se rendant chez des Montpelliérains en mal de confiance. Une victoire aurait été d’autant plus précieuse que les hommes de Gonzalo Quesada abordaient un cycle de trois périlleux déplacements : après Montpellier, ils iront à Bordeaux-Bègles et à La Rochelle.

Voilà pourquoi les joueurs de la capitale étaient descendus dans l’Hérault avec la ferme intention d’en ramener une victoire. Seulement, l’attitude n’a pas été rendez-vous. «Je suis extrêmement agacé et déçu. Je suis surtout inquiet de notre première mi-temps globalement. On a senti une équipe qui, en voulant gérer le match, n’a mis aucune pression. On a manqué de caractère, de détermination», pestait le manager Gonzalo Quesada à l’issue du match.

La colère du technicien venait moins de la faillite de son équipe en conquête que de son comportement global : «Il y a eu une belle réaction en deuxième mi-temps, on a changé d’attitude. Mais ils avaient davantage de détermination que nous, ils avaient besoin de ce petit matelas de confiance pour gérer. On ne méritait pas de gagner. Aucune excuse, nous n’avons pas joué à 100 %. Cela fait des mois que l’on bosse ensemble, je veux valider notre travail, qu’on se forge une personnalité mais nous sommes retombés dans nos travers. Je n’accuse pas les joueurs. Je suis le premier à me remettre en question : je pense que nous avons mal préparé ce match, moi le premier.»

Quesada : «Cette équipe peut faire dix fois mieux»

Il est vrai que les Stadistes n’ont pas disposé de conditions optimales : abonnés depuis des mois aux matchs tardifs du dimanche soir (Castres, Toulon, Toulouse, Brive, Toulon et encore Lyon si l’on remonte le calendrier), les Parisiens doivent composer avec des semaines courtes.  «Notre semaine commence le mercredi quand nos adversaires sont déjà reposés et au travail depuis le lundi. En ce sens, je suis heureux que Canal + ait racheté les droits du foot pour la fin de la saison !», lançait, dans un trait d’humour, l’ancien Puma, qui relativisait aussitôt : «Pour autant, ce n’est pas une excuse. Nous avons l’équipe pour faire dix fois mieux que ce soir.»

Difficile de lui donner tort, tant ce groupe déborde de qualités. Le meilleur Parisien fut certainement l’arrière Kylan Hamdaoui, qui sema régulièrement la zizanie dans la défense héraultaise. Mais ses percées furent à chaque fois gâchées par une faute de main ou une pénalité : «Nos meilleures actions ont systématiquement terminé dans les mains de l’adversaire», regrettait encore Quesada. Si les Parisiens s’étaient montrés plus précis, ils auraient certainement pu espérer mieux. «On ne peut pas blâmer notre conquête. En première mi-temps, nous avions tous nos ballons mais notre manque de précision derrière nous a empêché de marquer», concluait le centre Alex Arrate. Bref, une occasion manquée pour le Stade français. 

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