Pour Lyon, le coup était presque parfait

  • Izack RODDA of Lyon during the Top 14 match between Clermont and Lyon on February 5, 2021 in Clermont-Ferrand, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Stade Marcel Michelin - Clermont Ferrand (France)
    Izack RODDA of Lyon during the Top 14 match between Clermont and Lyon on February 5, 2021 in Clermont-Ferrand, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Stade Marcel Michelin - Clermont Ferrand (France) Icon Sport - Icon Sport
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Même s’ils se sont retrouvés autour d’une belle débauche d’énergie collective, les Lyonnais sont revenus bredouilles de leur court voyage en Auvergne, la faute à deux actions bien identifiées.

Le rugby est décidément une affaire de paradoxes. Parce qu’il ne faudrait pas nous pousser beaucoup pour écrire que, dans le contexte du moment, les Rhodaniens ont pratiquement réalisé le match parfait à Clermont. Sauf qu’ils n’en ont ramené aucun point, la faute justement à tout ce qu’implique ce « pratiquement » qui ne concerne en réalité qu’une vingtaine de secondes sur 80 minutes. Deux actions pour autant d’exploits individuels clermontois, qui réduisirent à néant la jolie prestation collective du Lou, supérieur en mêlée fermée et dans l’occupation du terrain. La plus évidente ? Elle réside bien évidemment dans l’essai concédé à Barraque après un exploit individuel de Raka, le temps duquel le Lou commit à peu près toutes les erreurs individuelles possibles et imaginables en défense. Où l’on vit Noa Nakaitaci tergiverser au moment de couper l’extérieur à son vis-à-vis, Ethan Dumortier contrôler et tourner les épaules au même instant, Toby Arnold se tromper d’épaule au moment de plaquer l’international français, avant que Wisniewski puis Grosso se fassent inévitablement exécuter par deux crochets intérieurs. Soit entre trois et cinq erreurs individuelles sur la même action, assez symptomatiques finalement des 32 plaquages manqués au total par le Lou à Clermont, pour un petit ratio de 75 % de réussite…

Fatal contre en touche manqué

Toutefois, s’il fallait ne regretter qu’une seule action, on pointerait plutôt celle de l’essai de Naqalevu, en première période. Sur cette action en effet, les Lyonnais avaient décidé de défendre selon la mode du moment, sans relayeur en touche, afin de pouvoir décaler un avant (le numéro 8 Taufua) à l’intérieur de son ouvreur. Une tactique qui avait parfaitement fonctionné sur les deux touches précédentes, permettant notamment à Jonathan Pélissié (placé en position de verrouilleur de l’alignement, l’ailier côté fermé étant chargé de garder le couloir) de mettre la pression sur son vis-à-vis Morgan Parra. « Le problème est que sur ce genre d’alignement, notre contre est censé bloquer le fond de touche à l’adversaire, nous confiait après la rencontre un membre du staff. Là, il n’y est pas parvenu. » Permettant à l’ASM de lancer le jeu entre Jonathan Pélissié et Jordan Taufua (obnubilé par l’arrivée en leurre des centres adverses), le manque de repères et de communication entre les deux homes faisant le reste. Dommage… 

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