Damien Chouly : « Gagner un titre avec l'USAP et la ramener en Top 14 »

  • Damien Chouly a connu le club de 2007 à 2012. Depuis 2019, il est de retour avec de nouveaux challenges.
    Damien Chouly a connu le club de 2007 à 2012. Depuis 2019, il est de retour avec de nouveaux challenges. Icon Sport
Publié le

Damien Chouly et l'USA, c'est une longue histoire. Joueur catalan entre 2007 et 2012, le troisième ligne centre, passé par Clermont, est retourné dans son club de toujours. À 35 ans, il veut ramener Perpignan dans l'élite du rugby français avec, si possible, un titre de Pro D2.

Quel bilan dressez-vous de la première partie de saison de votre équipe ?

J’en suis content. L’équipe a été assez constante et est bien placée dans la course à qualification. Après une saison tronquée qui avait laissé une grosse frustration à tout le monde, le groupe a consenti beaucoup d’efforts pour reprendre son élan depuis la reprise. Le contexte n’est pas simple avec tous les reports et rien ne sera acquis avant une éventuelle finale. Mais il y a de quoi maintenir un haut niveau de performance.

Après avoir porté une première fois les couleurs de l’Usap de 2007 à 2012, vous êtes revenu au club il y a dix-huit mois. L’avez-vous reconnu ?

En sept années passées à Clermont, il y avait eu une sacrée évolution. Les gars avec qui je jouais sont dans le staff désormais, il y a juste Charles Gély qui est revenu et Tom Ecochard qui pointait le bout de son nez alors. Autour, presque tout a changé : les présidents se sont succédé, l’organisation n’est plus la même. Il y a quelques piliers qui restent : le stade évidemment et « Ponpon », l’intendant, qui est là depuis quarante ans. Mais c’est comme si j’étais arrivé dans un nouveau club. Il a fallu se réadapter et appréhender un championnat que je ne connaissais pas.

Le statut du club a changé aussi, passant de prétendant au titre à équipe de deuxième niveau…

Oui, ce n’est plus le même challenge. En plus, je suis arrivé après la saison cauchemardesque de la descente. Ça avait été très compliqué à vivre mais le club n’avait pas implosé pour autant. Et il était évident qu’il y avait un beau potentiel dans ce groupe. C’est pour ça que, dès mon arrivée, l’ambition a été de remonter. Tout le monde avait à cœur de prouver que c’était un accident et de montrer le vrai visage du club.

Ressentez-vous la même ferveur ?

Sur la saison passée, notre public était présent. Ce qui m’avait marqué, c’était surtout à l’extérieur où il y avait de nombreux supporters, ce qui est plus rare. Au niveau des affluences, le stade était loin d’être à guichets fermés mais il y avait tout de même beaucoup de monde. Si ça remonte, je sais que ça se remplira. On sent que les gens sont toujours derrière ce club.

Parmi les caractéristiques locales qui constituent un trait d’union entre les époques, il y a la formation sang et or…

Oui, j’ai pu constater que le centre de formation continuait de produire des éléments de qualité. Il y a plusieurs jeunes pleinement intégrés à notre effectif qui apportent une vraie plus-value. C’est une chance pour le club de pouvoir compter sur cette filière. C’est une belle vitrine régionale et ça forge l’identité du vestiaire. Dans les moments durs, il y a encore cet état d’esprit particulier et cette cohésion qui nous portent. Il n’y a qu’à voir le nombre de matchs au cours desquels l’équipe est revenue au score cette saison.

Dans ce groupe, comment appréhendez-vous désormais votre rôle de cadre ?

On oppose souvent la fougue de la jeunesse et la sagesse des plus âgés. C’est un peu caricatural mais ça reste vrai : il est important d’être présent pour encadrer la nouvelle génération et l’aider à prendre les bonnes décisions et à garder de la sérénité et de la lucidité en match. Puis, au quotidien, ça fait toujours du bien d’avoir un joueur plus expérimenté qui vous tape sur l’épaule, vous dit que c’est bien, vous donne des conseils…

Pensez-vous finir votre carrière en sang et or ?

A priori, oui. Il me reste une année en option. C’est en réflexion.

Qu’espérez-vous pour boucler la boucle ?

Je veux gagner un titre avec l’Usap et ramener le club en Top 14. Ça m’a toujours chagriné de le voir en Pro D2.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?