Lambey : « On voit le fossé se creuser… »

  • Lambey : « On voit le fossé se creuser… »
    Lambey : « On voit le fossé se creuser… » Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Au surlendemain de la cruelle défaite des siens au michelin, le capitaine lyonnais tire le signal d’alarme, conscient de l’urgence de la situation.

Dans quel état d’esprit sentez-vous votre groupe, quelques jours après cette nouvelle frustrante défaite à Clermont ?


C’était évidemment une énorme frustration que de s’être envoyé autant, sans avoir réussi à se payer. Mais au moins, dans le vestiaire, on a réussi à très vite rebondir car au contraire de nos défaites face à Castres ou à Pau, il y avait quand même beaucoup de choses positives à retenir. Ça bascule sur deux actions, cette touche qu’on n’arrive pas à contrer et cet exploit de Raka. Dans ces mauvaises périodes, on a encore moins le droit à l’erreur que quand on est dans des dynamiques plus positives, car tu les paies toujours cash. Qui plus est face à de bonnes équipes comme Clermont.

Avant ce déplacement, votre manager Pierre Mignoni avait clairement fait part de sa lassitude, ce qui a suscité des rumeurs… L’équipe en a-t-elle été déstabilisé ?


Non, au contraire. Cette lassitude était logique de la part d’un coach qui voit que son équipe ne fonctionne pas bien. C’était normal que ça le touche, c’est le contraire qui n’aurait pas été normal. À Clermont, au moins, il y a eu une vraie réaction de la part de l’équipe même si le résultat fait mal comptablement, puisqu’on voit un petit fossé qui commence à se creuser derrière la sixième place. Mais on se dit que si on continue à bien travailler et à garder cet état d’esprit, il n’y a pas de raison qu’on ne parvienne pas à le combler.

Si on regarde en arrière, le Lou est coutumier des ces coups de moins bien, qui correspondent généralement à l’hiver et au mauvais temps…


Il ne faut pas le voir comme ça. Toutes les équipes connaissent un coup de moins bien dans une saison, c’est très rare qu’une équipe arrive à marcher sur tout le monde toute la saison, comme le Stade toulousain il y a deux ans… Il faut juste qu’on arrive à se relancer le plus vite possible

L’autre facteur d’explication de votre mauvaise période réside aussi tout simplement dans les blessures et les absences, avec les pertes pour raisons diverses de Bastareaud, Couilloud, Barassi, Cretin, Geraci, auxquelles viennent de s’ajouter Ric et Ngatai…


On peut aussi parler des absences de Demba Bamba, Josh Tuisova, Thibaut Regard, Xavier Mignot… Forcément que ça joue. Mais on conserve un effectif assez conséquent pour pouvoir gagner des matchs, même en absence de ces garçons-là. Ce n’est pas une excuse, même si ça joue forcément sur nos performances du moment.

Il vous reste Toulouse et le Racing à affronter avant la trêve… Vous êtes-vous fixé un objectif comptable sur ces deux matchs ?


Ça nous est déjà arrivé de nous fixer des objectifs sur trois, quatre matchs, mais là on ne l’a pas fait. Tout simplement parce que tout le monde a compris qu’il nous faut des points, très vite !

Plus globalement, vous allez affronter toutes les équipes du top 6 d’ici la fin du mois d’avril, à l’exception de l’UBB…


On ne peut jamais être sûr de rien, dans ce championnat. Mais c’est vrai que là, on va jouer beaucoup de concurrents directs. Au moins, ça nous permettra de savoir très vite si on mérite ou pas de réintégrer le top 6… Mais même si on y parvient, il ne faudra surtout pas se croire arrivé avant la fin. Dans ce championnat, n’importe quel petit qui joue sa survie est capable de faire tomber un gros. C’est pourquoi je suis persuadé que pour se qualifier, il faudra jouer des coudes jusqu’à la dernière journée.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?