Nevers s’en fait une montagne

  • Les Neversois vont entamer une série de rencontres ardues, une bonne occasion pour tester leurs qualités sur la durée. Photo M. O. - D. P.
    Les Neversois vont entamer une série de rencontres ardues, une bonne occasion pour tester leurs qualités sur la durée. Photo M. O. - D. P.
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Malgré leurs dix points d’avance sur les Isérois, les Usonistes abordent sans surplus de confiance la première étape d’un enchaînement de haute montagne dont ils espèrent sortir confortés dans leurs ambitions.

Les Neversois sont quatrièmes au classement, sur une série sans précédent de cinq victoires consécutives, et affrontent chez eux ce soir une équipe qu’ils devancent de trois places et de dix points. Mais on chercherait vainement dans le discours du manager Xavier Péméja et dans celui du talonneur Issam Hamel le zen matelassé, et encore moins la suffisance clinquante, du favori.

La "faute" au pedigree de l’adversaire du soir, Grenoble, dont la position surprenante au mitan du classement ne trompe pas l’œil exercé et la mémoire de Xavier Péméja : "N’oublions pas qu’avant le début de saison, Grenoble était en tête des pronostics pour la montée en Top 14. Il y a de la qualité partout dans cette équipe. Ils sont en train de revenir (quatre victoires sur leurs cinq derniers matchs, N.D.L.R.), et c’est ce qui m’inquiète. Ça va être un gros match."

Confiance retrouvée

La même prudence teinte le propos d’Issam Hamel (23 ans), arrivé du Racing l’été dernier : "Grenoble a toujours été une grosse équipe. Ils ont des joueurs puissants dans toutes les lignes. On sait très bien qu’on ne va pas affronter le Grenoble du début de saison. Ils auront faim, ils viendront pour gagner, ils sont dans la position où nous étions il y a quelque temps, quand nous cherchions à intégrer les six premières places."

Passés de la septième à la quatrième place grâce à un mois de janvier étincelant, les Usonistes ont pu refroidir le moteur quelques jours, après leur succès bonifié face à Mont-de-Marsan (36-6), tandis que les Isérois ferraillaient avec Provence Rugby pour évacuer leur match en retard. "Cela nous a fait du bien de souffler, surtout avec ces victoires en tête. Elles nous ont donné beaucoup de confiance que l’on doit mettre en œuvre dès ce match", explique le jeune talonneur qui a trouvé à Nevers le plan et le temps de jeu (17 matchs, 8 titularisations, 4 essais) qu’il recherchait en quittant le Racing : "Le système qui est mis en place est comme je les aime. On n’est pas bloqué sur des schémas, on peut s’exprimer."

La réception de Grenoble, suivie d’un déplacement à Vannes puis de la visite de Colomiers, forme un triptyque ardu qui mettra justement à l’épreuve les qualités d’expression de l’Uson. "On appréhende cette série un peu comme un examen blanc face à des adversaires qu’on risque de retrouver lors des phases finales", image le joueur formé à Bourgoin-Jallieu, qui verrait bien son nouveau club passer du statut de bon élève à celui de maître des cols.

Mais les Neversois ont connu trop de hauts et de bas depuis leur arrivée en Pro D2 en 2017 pour se laisser griser par l’ivresse des sommets intermédiaires. "Grâce à nos gros progrès sur la discipline, on vient de gagner des matchs qu’on aurait perdus en début de saison, mais ce n’est pas pour ça qu’on se sent supérieurs à tout le monde", tempère Xavier Péméja, anticipant les déplacements à risque à Rouen et Carcassonne début mars. "Tout ce bloc de cinq matchs sera hyper dangereux. Toutes les équipes ont quelque chose à jouer - les premières places, l’accès aux phases finales, le maintien. Aucun match ne sera facile. Alors, si on est à la même place à la fin du bloc, ce sera bon signe."

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Sébastien CHABARD
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