Russell-Townsend, rapports délicats

  • Le confinement de l’an dernier aura permis à Finn Russell, à gauche, et à Gregor Townsend, à droite, de recoller les morceaux et de se réconcilier. Photos Icon Sport
    Le confinement de l’an dernier aura permis à Finn Russell, à gauche, et à Gregor Townsend, à droite, de recoller les morceaux et de se réconcilier. Photos Icon Sport
Publié le , mis à jour

L’histoire d’amour entre Finn Russell et son sélectionneur Gregor Townsend est faite de hauts et de bas. Avant de recevoir les Gallois, samedi, retour sur une relation particulière, qui permet aujourd’hui à l’Écosse de briller.

Les relations entraîneurs-joueurs sont toutes différentes les unes des autres. Celle entre le sélectionneur écossais, Gregor Townsend, et son ouvreur, Finn Russell, ne déroge pas à la règle. Alors qu’ils se côtoyaient déjà aux Warriors de Glasgow, les deux hommes n’ont jamais eu d’excellents rapports. Ceux-ci ne se sont pas améliorés lors de la préparation du Tournoi 2020 et l’on ne pensait plus revoir Russell jouer sous les ordres de l’ancien international écossais suite aux déclarations du premier qui critiquait notamment l’approche sportive : "Beaucoup de notre plan de jeu est bâti autour des statistiques et du jeu au pied et pour moi, ce n’est pas du rugby. L’an dernier, parfois, lors de certaines réunions, je me demandais : mais qu’est-ce qu’on essaie de faire là ?" Pourtant, Townsend l’a rappelé en octobre après que les deux hommes ont discuté.

Finn Russell n’a pas disputé les quatre premiers matchs du Tournoi 2020, disputés avant la pandémie. La raison ? Il ne s’était pas présenté à l’entraînement et avait enfreint le protocole de l’équipe en restant un peu trop longtemps au bar. Ainsi, il avait été libéré par sa Fédération. S’en est suivi un confinement qui a apaisé les tensions entre les deux hommes comme le confiait le numéro 10 du Racing 92 au printemps dernier : "J’ai discuté avec Gregor ces dernières semaines. Pas une discussion en tant que joueur et coach mais juste pour savoir comme ça allait, ce qu’il faisait pendant le confinement,a confié le joueur à BT Sport. Tout ce qui s’est passé pendant les 6 Nations, c’est fini. Je ne pense plus à ça. Nous devons aller de l’avant et voir comment nous pouvons nous améliorer en tant qu’équipe."

Le renouveau

Finn Russell va même plus loin. "Personnellement, je crois que pour Greg et moi, c’était la meilleure chose qui se soit produite. Nous avons eu quelques petites disputes ici et là - généralement après un match où j’étais frustré - mais aujourd’hui, tout va bien", confiait-il il y a quelques semaines.

La rancœur désormais mise de côté, les deux hommes forts du rugby écossais s’unissent main dans la main pour permettre au XV du Chardon de continuer sa progression. Samedi, à Twickenham, lorsque les hommes d’Eddie Jones ont systématiquement essayé de mettre la pression sur l’ouvreur du Racing, c’est comme si Gregor Townsend et son staff avaient déjà tout anticipé. Cette fixette sur Russell a permis de créer de l’espace, qui a souvent réussi à déplacer le ballon et à choisir les bonnes options, notamment en sollicitant son jeune coéquipier Cameron Redpath, dont le jeu était trop bon pour la défense anglaise.

Alors, certes, tout n’a pas été parfait dans la prestation livrée par Finn Russell en terre anglaise mais il est indéniablement le véritable chef d’orchestre de cette équipe et devra guider les siens sur le même tempo face au pays de Galles.

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Yohan Lemaire
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