Huget, une première pour la « der »

  • Capitaine Huget, balle en main, montre le chemin à ses hommes pour une victoire sans coup férir.
    Capitaine Huget, balle en main, montre le chemin à ses hommes pour une victoire sans coup férir. Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Vendredi, l’ailier international a étrenné le capitanat, un rôle qu’il n’avait jamais connu dans son club de cœur, alors qu’il se retirera des terrains en juin. Une soirée à part.

Il a presque tout vécu à Toulouse. Un club où il a débarqué gamin et dont il a même dû s’exiler entre 2008 et 2012 pour revenir encore plus fort et s’offrir enfin un Brennus sur le terrain en 2019, au terme d’une finale qui l’a vu inscrire un doublé. Alors que Yoann Huget raccrochera les crampons en juin, il ne lui manquait que deux honneurs : un capitanat et un titre de champion d’Europe. Pour le premier, c’est fait puisque l’ailier menait ses troupes vendredi soir. « On sait souvent les choses au dernier moment, comme l’emploi du temps de la semaine prochaine, rigole son pote Maxme Médard. On a appris le capitaine un ou deux jours avant le match. «Yo» le savait peut-être en amont. » Celui-ci rectifie : « Je l’ai appris en même temps que le groupe et j’ai senti mes coéquipiers heureux pour moi. Je l’ai accueilli avec beaucoup de fierté sachant les capitaines qu’il y a eu au Stade toulousain. C’est une marque de reconnaissance. Pour moi, ce n’est pas anecdotique car je suis un enfant du club et de la région. On laisse une petite empreinte en entrant le premier sur le terrain, même si mon implication est restée la même. »

Une évidence pour son manager Ugo Mola. « On n’offre pas grand-chose, pas qu’on ne soit pas généreux, mais on a envie que ça se mérite et se gagne dans les attitudes au quotidien, avoue-t-il. Cela nous paraissait normal que Yoann finisse capitaine au regard de la composition d’équipe alignée. Il avait d’illustres capitaines sur le bord à l’instar de Jerome Kaino, Joe Tekori ou Max Médard. Il savait qu’il ne fallait pas faillir mais c’est un garçon exemplaire dans l’intensité qu’il met, sa faculté à être à ce niveau depuis longtemps, et dans sa communication. »  

« Il a dit les bons mots »

Vendredi, il a découvert le rôle. Avec efficacité : « Je suis content d’avoir gagné. Mon appréhension était d’être le capitaine d’une équipe qui perd à domicile.Je peux dormir tranquille ! » Médard de reconnaître que son acolyte a rassuré quand il a expliqué que ce club a toujours su être plus fort que les individualités, qu’il était récemment parvenu à se passer de Kolbe ou Dupont plusieurs mois : « Même sans être capitaine, il est concentré à 200%. Là, il a dit les bons mots.»

Sur le terrain aussi, notamment auprès de l’arbitre M.Cardona sur le deuxième essai toulousain : « On parle un peu plus, on essaye de ramener la balle vers son camp comme on dit sur des phases litigieuses. Cela a bien fonctionné sur l’essai de pénalité.» Auteur d’un essai lui aussi, le 104e de sa carrière professionnelle, il a pourtant tremblé après un petit geste d’énervement sur Luke Whitelock. « J’étais sûr de ne pas avoir fait grand-chose alors que l’arbitre était parti sur quelque chose de plus grave. Il m’a dit ensuite : « Tu avais raison. » Je me suis excusé évidemment mais c’était davantage une réaction de frustration contre nous, contre le fait que l’on n’arrivait pas à mettre notre jeu en place à ce moment de la rencontre. » Pas de quoi mettre la moindre ombre à son tableau de la soirée.

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