Oyonnax, panne de maîtrise

  • Les Oyonnaxiens d’Adrian Sanday sont passés pas loin d’une nouvelle contre-performance à domicile.
    Les Oyonnaxiens d’Adrian Sanday sont passés pas loin d’une nouvelle contre-performance à domicile. - JEAN FRANCOIS BASSET
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Idéalement lancés les Oyonnaxiens n’ont jamais été en mesure d’imposer leur jeu et ont même été rattrapés par leurs doutes.

Avec un essai inscrit après seulement neuf secondes de jeu, l’équipe de l’Ain semblait partie pour vivre sereinement sa confrontation avec le dernier du championnat. Mais quatre-vingts minutes plus tard, la sirène a finalement sonné comme une libération pour Oyonnax, rattrapé par des maux récurrents et soulagé de pouvoir préserver la victoire. « Ce match pouvait ressembler à un piège. En tête dès le coup d’envoi, nous maîtrisions le jeu avant un final qui ne peut que susciter de la frustration. Même si nous avons gagné, nous devrons nous montrer revanchards par rapport à ce que nous avons proposé dans ce dernier quart d’heure. Nous prenons un carton jaune et à partir de là, nous nous retrouvons dans une accumulation de fautes qui aurait pu nous coûter cher », analyse Joe El Abd en résumant sa pensée par un simple phrase : « Nous avons pris quatre points, c’est ce qui compte. »

Les aspects comptables ne sauraient en effet être négligées par une équipe qui, après avoir tenu une moyenne de quatre points par match lors des huit premières journées, l’a depuis vue fondre de moitié. Au regard du commentaire lâché par Vincent Etchetto - « Nous leur avons offert deux essais sur de grosses erreurs » - le sentiment d’avoir échappé au pire aurait tendance à s’imposer.

Quatre points qui font du bien

Théo Millet et Loïc Credoz, auteur d’un essai, veulent néanmoins positiver. « C’est loin d’être le match parfait mais nous l’avons remporté. Nous avons pris les quatre points. Aujourd’hui, nous avons besoin de reconstruire sur des victoires. Nous vivons une saison compliquée au cours de laquelle, sans les énergies positives que nous apporte le public, la notion de match à domicile est totalement remise en cause », reconnaît le centre et capitaine. Son compère de la troisième ligne valide : « La première satisfaction de la soirée vient du résultat que nous avons su préserver. On peut aussi se féliciter de cet état d’esprit qui nous a permis de ne rien lâcher. Mais il ne faut pas se voiler la face par rapport à d’autres réalités de ce match. On doit reconnaître que notre mêlée a été contestée et que dans certaines situations, nous avons manqué de maîtrise. Avec une conquête plus régulière, nous aurions pu tenter de jouer davantage à la main. »

Même si dans les ultimes minutes, le vent du boulet a pu être ressenti, Oyonnax a su assurer l’essentiel pour demeurer dans la course du haut de tableau avant deux déplacements consécutifs à Aix-en-Provence et Rouen. « On va continuer à travailler », promet Joe El Abd. En capitaine, Théo Millet se charge de fixer un cap à tenir lors de cet enchaînement : « Il faut poursuivre sur notre lancée, en cherchant à nous retrouver sur des choses simples et efficaces. Ces deux matchs doivent nous permettre d’aborder notre fin de saison en étant sûrs de nos forces. »

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Jean-Pierre Dunand
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