Perpignan tire la sonnette d’alarme

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Vainqueurs de Carcassonne au bout de l'ennui, les Catalanns ont une nouvelle fois affiché des lacunes importantes. L'USAP est dans le creux de la vague.

Mais où est donc passée l’Usap ? Depuis plusieurs semaines, le champion d’automne a perdu de sa superbe. Défaits à Montauban (25-23), après avoir manqué d’engagement et de discipline, la formation perpignanaise a bien failli se faire surprendre par Carcassonne, vendredi à Aimé-Giral. Les Sang et Or avaient pourtant annoncé leur volonté de rachat, ils n’ont finalement pas récolté la moindre certitude face à leurs voisins audois. Bien au contraire. « On a tous fait un match de merde ce soir, tout le monde. Joueurs, staff, tout le monde », balançait Patrick Arlettaz au coup de sifflet final. Peu aidés par une pluie qui semble les accompagner tout au long de cette saison, les Catalans sont retombés dans leurs travers. Freinés par une carence en soutiens offensifs dans les phases de ruck, ils furent surtout incapables de s’organiser autour de leur alignement. « On a rendu des ballons trop facilement, on a donné des points. On ne peut pas être satisfait de ce genre de prestation, même si l’on s’attendait à un tel match au vu des conditions. On a été défaillants sur des secteurs importants, ça ne pardonne pas. Avec ce contenu-là, on ne peut pas prétendre à nos ambitions », déplorait Julien Farnoux, particulièrement lucide. 

Arlettaz : « Ce n'est plus un accident »

Touche catastrophique, déchets à foison… l’Usap n’est pas parvenue à mettre son jeu en place. Si ce n’est sur de rares séquences construites et abouties par les essais de Jean-Bernard Pujol en première période et de Lucas Velarte peu avant l’heure de jeu. Très loin, toutefois, des festivals offensifs livrés par le passé. « Les plus optimistes diront qu’il faut savoir gagner ce genre de matches. Et les personnes comme moi disent que si on continue comme ça, on en perdra d’autres. Ce contenu ne suffit pas. Il faut se poser des questions sur nos deux derniers matches. Ce n’est plus un accident. C’est une victoire, certes, je veux que les joueurs aient le sourire, mais je veux aussi qu’ils aient une réflexion sur ces deux dernières rencontres et qu’ils nous donnent des réponses », poursuit Patrick Arlettaz. Malgré une deuxième place au classement, Perpignan tire la sonnette d’alarme. D’autant que Vannes et Biarritz, ses deux concurrents directs, carburent à plein régime. « Il faut rentrer dans un autre cycle, d’efforts, d’exigences. Et il faut le faire très vite », prévient le manager catalan. Le déplacement sur la pelouse de Soyaux-Angoulême, vendredi, s’est subitement transformé en un sérieux test. Vaincre la lanterne rouge ne sera pas une formalité. Et pour se faire, l’Usap va devoir se retrouver.

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Émilien Vicens
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