À Castres, la charnière danse

  • Avec 33 unités, Benjamin Urdapilleta détient désormais le record du nombre de points inscrits dans un match.
    Avec 33 unités, Benjamin Urdapilleta détient désormais le record du nombre de points inscrits dans un match. MIDI OLYMPIQUE - PATRICK DEREWIANY
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Sérieux et appliqués de bout en bout, les Tarnais ont disposé avec maîtrise d’un pâle MHR. Leur charnière Kockott - Urdapilleta s’est montrée décisive...

Une victoire à presque cinquante points, bonus offensif à la clé. Le Castres olympique n’a pas raté son deuxième rendez-vous en l’espace de trois semaines avec son frère ennemi de Montpellier. Ce match de la mort, ciblé par tous ses acteurs comme crucial dans la course au maintien a tourné court. La faute à un MHR dont les manques abyssaux ont sauté aux yeux des observateurs du Top 14. La faute aussi et surtout à un Castres olympique qui a su produire au meilleur des moments ce qui est à cette heure la plus belle copie de sa saison, surtout en deuxième période, lors de laquelle les protégés du quatuor Reggiardo — Broncan — Darricarrère — Worsley ont marché sur des Cistes désabusés

Kockott capitaine

Le rugby est et sera toujours un sport de combat. Quand une équipe gagne tous les duels, toutes les collisions et impose sa loi dans les rucks comme ont su le faire les Tarnais, la victoire n’est jamais très longue à se dessiner. « Nous avons su rester sérieux, détaille Pierre-Henry Broncan, l’entraîneur principal du CO. Nous ne nous sommes jamais affolés, jamais enflammés non plus. On n’a pas basculé dans une forme de hourra-rugby quand on s’est détachés au score, on a continué à bien sortir de notre camp, à occuper, à avoir un jeu direct et physique qui nous a permis d’avancer tout le temps. »

Surtout, les Castrais ont pu s’appuyer sur une charnière en état de grâce. L’ouvreur Benjamin Urdapilleta a profité de ce match pour entrer dans l’histoire du Top 14 en devenant le joueur le plus prolifique sur une seule rencontre. Avec 33 points inscrits (2E, 4T, 5P), le maître à jouer argentin a effacé des tablettes Cédric Rosalen et Benjamin Boyet. Mathieu Babillot sur le banc au coup d’envoi, c’est Rory Kockott qui portait le brassard de capitaine pour la première fois de la saison. Le demi de mêlée s’est montré comme à son habitude hyperactif, cornaquant ses avants avec maestria, gérant à sa main le rythme du match, écrasant son vis-à-vis Jacobus Reinach qui ne put jamais se hisser au niveau d’activité de son compatriote et adversaire du soir. Et si Kockott a commis une erreur — toute relative — en se faisant contrer un jeu au pied mal senti sur le seul essai montpelliérain de la rencontre (8e), le demi de mêlée sud-africain s’est ensuite parfaitement repris. Il a rendu la pareille aux Montpelliérains en inscrivant un essai sur une action similaire dans les premiers instants de la deuxième période. Assurément le tournant de la rencontre et le début du récital castrais. Avec des individualités à ce niveau, le Castres olympique peut voir venir. Voilà les Tarnais éloignés de la zone rouge, bien calés dans le ventre mou, à l’affût des éventuels faux pas des équipes de tête. Après tout, la sixième place qualificative n’est plus que quatre points plus haut…

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