Encore un zéro pointé pour les Lyonnais !

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    Encore un zéro pointé !
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Malgré un début de match calamiteux, le Lou aurait pu remporter cette rencontre. Mais à force d’offrir des points trop facilement à l’adversaire, les Lyonnais ont encore raté le coche.

Noa Nakaitaci a eu beau inscrire autant d’essais dans cette rencontre que depuis le début de la saison, le Lou a encore raté une belle occasion. Trois essais pour l’ailier international français, zéro point pour son équipe. Et une sixième défaite en huit rencontres. " Je suis déçu pour les joueurs, a pesté le manager Pierre Mignoni. Cela fait deux matches à l’extérieur, contre Clermont et le Racing, deux équipes pas faciles à manœuvrer, dont on revient avec zéro point. Ce n’est pas payé et je suis en colère qu’on n’ait pas marqué un point voire plus." Une colère contenue pour l’ancien demi de mêlée au caractère bouillant. Mais au fond de lui, voir son équipe offrir à chaque fois autant de points à son adversaire, ça doit le rendre dingue, le "Pierrot". Et on le comprend. Les erreurs en forme de cadeaux aperçues à la Paris La Défense Arena auraient probablement rendu hystérique un moine bouddhiste sous Lexomil. Ou comment donner le bâton pour se faire battre et même maltraiter ? D’abord, pendant un quart d’heure, on a eu beau chercher : aucune trace de l’équipe lyonnaise sur la pelouse synthétique francilienne. Évidemment, on exagère. On caricature un peu. Seulement, le tableau d’affichage avec dix-huit points inscrits par le Racing 92, zéro par le Lou, c’était bel et bien la réalité des quinze premières minutes de cette rencontre. "On a fait trop de cadeaux en début de match, a reconnu le capitaine Félix Lambey. On les a payés cash. C’est ce qui nous coûte la victoire. " Lucide et pertinent, le deuxième ligne international. Et c’est ce qui doit ronger Pierre Mignoni de l’intérieur. Sans cette entame de match calamiteuse, les Lyonnais auraient probablement affiché un autre visage à l’issue du match. "J’ai le sentiment que nous aurions pu gagner", a d’ailleurs prudemment déclaré le manager lyonnais. Et à tout dire, ce genre de déclaration, ce n’est pas franchement dans les habitudes du bonhomme, bien trop respectueux du travail d’autrui. Mais là, même les chiffres témoignent. Lyon a eu la possession du ballon (55 %), a davantage occupé le camp adverse (58 %), a parcouru plus de distance ballon en main (1 175 contre 789 mètres au Racing 92) et inscrit autant d’essais que son adversaire.

Fin du match mal gérée

Tant et si bien qu’à dix minutes de la fin du match, le Lou n’avait qu’un point de retard (27-26, 71e) et semblait bien mieux physiquement que les Racingmen. Las, dans ce "money-time", les joueurs de "Mignon" ont failli. Jonathan Wisniewski en tête. Jusque-là, l’ouvreur avait pourtant été parfait. Et puis, il a tenté ce drop (74e) de façon prématurée. Sans véritable préparation, avec trop de précipitation. À cet instant, le Lou se trouvait sur un temps fort. Très fort. Les Racingmen reculaient sous les coups de boutoir de Demba Bamba, la victoire s’avançait lentement mais sûrement… Une minute plus tard, ce même Wisniewski, de retour dans un club avec lequel il a entretenu une histoire forte pendant sept longues années et après une semaine chargée en émotions ce dernier ayant annoncé la fin de sa longue et riche carrière en juin prochain, se faisait intercepter par François Trinh-Duc. Un coup dur scellant définitivement le sort de la rencontre et condamnant Lyon à un zéro pointé.

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