Trinh-Duc sort de l’ombre

  • Francois TRINH DUC of Racing 92 ahead of the French Top 14 rugby match between Racing 92 and Stade Rochelais at La Defense Arena on February 7, 2021 in Nanterre, France. (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport) - Francois TRINH DUC - Paris La Defense Arena - Paris (France)
    Francois TRINH DUC of Racing 92 ahead of the French Top 14 rugby match between Racing 92 and Stade Rochelais at La Defense Arena on February 7, 2021 in Nanterre, France. (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport) - Francois TRINH DUC - Paris La Defense Arena - Paris (France) Icon Sport - Icon Sport
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Lui qui fut longtemps le pole d’attraction du rugby français évolue dans un relatif anonymat, au Racing. Dans les Hauts-de-Seine, "FTD" peut néanmoins s’avérer précieux...

Passé ce match dont on aura tous oublié l’existence dans quelques heures, on pourrait évidemment mettre en lumière l’hyperactivité d’Ibrahim Diallo, une nouvelle fois bluffant sous les couleurs du Racing, jusqu’à ce qu’il n’écope à l’heure de jeu d’un carton jaune. On aurait également pu souligner la performance quasi parfaite de Simon Zebo, lequel ferait tellement de bien au triangle du fond irlandais s’il décidait bientôt de rentrer au pays pour disputer la prochaine Coupe du monde. On aurait pu, aussi, vous dire que depuis le Diable Vert Keith Wood, on n’avait pas vu un talonneur percer sur soixante mètres comme le fit Teddy Baubigny samedi soir, lorsqu’il aplatit le premier essai Ciel et Blanc après avoir pris de vitesse toute une ligne de trois-quarts. On aurait pu vous dire tout ça, c’est vrai. Mais on a plutôt choisi de nous attarder quelques minutes sur le héros de cette rencontre, François Trinh-Duc, lui qui intercepta (lire ci-dessous) l’une des dernières munitions lyonnaises pour tuer un match qui était bel et bien en train d’échapper aux Franciliens…

Alors, la course en question fut longue, longue, si longue qu’on crut longtemps que l’"utility back" de Mike Prendergast finirait bien par se faire rattraper par Toby Arnold. Il n’en fut rien. En fin de match, le numéro 8 du Racing Yoann Tanga expliquait à ce sujet : "François est un superbe joueur ; c’est lui qui a débloqué le match, samedi soir. […] C’est parfois compliqué pour lui parce qu’il n’est pas titulaire indiscutable mais à l’entraînement, il nous pousse, il nous guide, il nous aide". Simon Zebo, sur la même thématique, préférait en rire : "Étais-je confiant au moment de son sprint ? Non, pas du tout ! Mais François a été très intelligent. Pour distancer Toby Arnold, il a couru vers le poteau de corner. C’est aussi ça, l’expérience…"

Cinq titularisations cette saison

Quel drôle de bonhomme, François Trinh-Duc. Et quelle carrière en tout point surprenante. Longtemps considéré comme le golden boy du rugby français, il n’a pourtant jamais fait l’unanimité autour de son nom en équipe nationale et, bien qu’il compte aujourd’hui 66 sélections chez les Tricolores et une finale de Coupe du Monde, n’a finalement confirmé que par intermittence tout le bien que l’on pensait de lui aux prémices de l’aventure, au soir où il déboula au sprint sur la scène internationale, lors d’une tournée d’été des Bleus disputée en Nouvelle-Zélande (2009).

Arrivé dans les Hauts-de-Seine il y a deux ans, François Trinh-Duc (34 ans) joue finalement peu en banlieue parisienne (5 titularisations depuis le début de la saison), est un quasi anonyme dans l’effectif XXL francilien mais rend de fiers services au staff de Laurent Travers, les jours où Antoine Gibert peine à maintenir l’adversaire sous une pression constante. Selon toute vraisemblance, "FTD", en fin de contrat dans les Hauts-de-Seine, ne fera pourtant plus partie du squad ciel et blanc l’an prochain. Approché récemment par l’Union Bordeaux-Bègles, on se dit aujourd’hui qu’il ferait un chaperon idéal à Matthieu Jalibert, en Gironde. En attendant ce jour, Trinh-Duc conservera au Racing son rôle de soutier, de soldat ; ce statut d’anonyme qu’il aurait parfois souhaité avoir, à l’époque où toutes ses performances sous le maillot du XV de France étaient scrutées, détaillées, autopsiées…

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