Les « Fidjiens volants », l'arme secrète de Brive

  • Les "Fidjiens volants" de Brive
    Les "Fidjiens volants" de Brive
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Depuis quelques semaines, Brive est porté par un collectif fort, des leaders de caractère, mais aussi quelques individualités venues du Pacifique. Bituniyata, Buliruarua, Kamikamica impressionnent, quand Narisia et Tuicuvu ne cessent de progresser.

À Brive, les "Flying Fijians" ("Les Fidjiens volants", surnom donné à leur équipe nationale) n’ont jamais aussi bien porté leur nom qu’en ce moment. Les Îliens du CAB sont en forme, c’est le moins que l’on puisse dire. Ils sont même impliqués sur cinq des six derniers essais du club corrézien. À Pau, Kitione Kamikamica et Setareki Bituniyata y sont chacun allés de leur réalisation. Contre Toulon, Eneriko Buliruarua a conclu un magnifique travail de l’ancien Massicois, quand Joris Jurand bénéficiait, lui, du superbe travail de ses compères trois-quarts. La semaine dernière à Bayonne ? C’est l’arrière Setariki Tuicuvu qui s’est illustré, signant son premier essai avec le CAB. Autant d’individualités pouvant faire basculer une rencontre du bon côté pour les Corréziens. Sans oublier les Mesake Doge et Sevanaia Galala, toujours importants dans la rotation.

Jurand : "La team Fidji, c’est de la magie !"

Alors qu’ont-ils en plus ces Fidjiens ? L’arrière Joris Jurand disait d’eux après la victoire contre Toulon (25-23), le 30 janvier dernier : "La team Fidji, c’est de la magie ! Ce sont des joueurs exceptionnels." Le manager briviste Jeremy Davidson complète : "C’est sûr qu’ils s’épanouissent dans le jeu de mouvement. Ce sont des joueurs qui ont envie de se montrer, de se lâcher, de se faire plaisir et de se battre pour l’équipe. Cela fait deux ans que Kitione, Setareki et Eneriko sont au club maintenant. Ils se sont bien adaptés, et ont fait preuve d’un super état d’esprit pour s’intégrer. Il arrive parfois que les Fidjiens n’arrivent pas à s’accoutumer tout de suite à la vie française et au sein d’un club professionnel. De notre côté, nous avons eu la chance de recruter des joueurs, non seulement de qualité sur le terrain, mais surtout de super gars avec des valeurs, et très investis dans la vie du club. Je pense que c’est ce qui fait la différence et qui explique pourquoi ils brillent dans notre équipe."

Les "Fidjiens volants" de Brive
Les "Fidjiens volants" de Brive

Une intégration bien faite donc par tout un staff, aidé par les "anciens du club" comme Peniami Narisia ou Sevanaia Galala. "On voit qu’ils arrivent tous les jours avec le sourire, la joie de vivre et sont très impliqués. Ce qui nous a aidés c’est que des joueurs comme "Kiti" Kamikamica sont en France depuis un moment, "Peni" Narisia est au club depuis cinq ans, Buliruarua avait fait trois ans à Toulon avant de venir, Galala aussi est bien installé à Brive depuis longtemps. Ils ont joué un rôle important", acquiesce Jeremy Davidson.

Le travail de la cellule de recrutement mis en avant

Mais tout cela est aussi la réussite d’une cellule de recrutement qui n’a pas hésité à aller piocher dans les espoirs des clubs pros (Buliruarua à Toulon), dans les divisions inférieures (Bituniyata à Massy ou Kamikamica prêté par l’UBB à Vannes), et même jusqu’en Roumanie pour le pilier Mesake Doge. Alors quelle est la recette ? "Personne n’a jamais eu la bonne recette pour recruter. On a tous fait des bons et des mauvais recrutements. Mais cela veut peut-être dire que l’on se pose les bonnes questions avant de recruter. Notamment au niveau des qualités humaines des joueurs, et de leur capacité d’intégration. Pour l’instant c’est une belle histoire, et on espère que ça va continuer." C’est en tout cas ce que souhaitent tous les supporters corréziens.

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