Grenoble a un autre compte à solder

  • Les Grenoblois ont préparé la rencontre face à Aurillac avec une grande détermination. À la recherche d’un match référence, Adrien Séguret et ses coéquipiers espèrent prendre leur revanche à domicile. Photo Icon Sport
    Les Grenoblois ont préparé la rencontre face à Aurillac avec une grande détermination. À la recherche d’un match référence, Adrien Séguret et ses coéquipiers espèrent prendre leur revanche à domicile. Photo Icon Sport
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Largement défaits lors du match aller, les Grenoblois auront à minima une revanche à prendre vis-à-vis d’eux-mêmes face aux Cantaliens. Avec, dans un coin de la tête, l’idée d’enfin réussir ce match référence à domicile, après lequel ils courent depuis le début de la saison.

C’était un jeudi soir de septembre. Une soirée de Pro D2 comme les autres, ou presque, puisqu’elle constitua un des tournants de la saison du FC Grenoble. Et pas franchement le genre de tournant positif, même si le score (26-13) n’était finalement pas si sévère… "C’est le match de la saison où on s’est fait clairement rouler dessus, rappelait dans la semaine pour rugbyrama.fr le trois-quarts centre Adrien Séguret. Derrière ce match, on a perdu énormément confiance en nous, des gros doutes sont apparus. Ça a été un peu le déclencheur négatif en début de saison." Un résultat qui fit effet boule de neige et que les Alpins ont longtemps traîné comme un boulet, dont ils souhaitent définitivement se séparer. "On est aussi revanchard sur ce match-là, on n’a pas envie de montrer la même chose avec cette équipe d’Aurillac, donc on le prépare très sérieusement", conclut le champoin du monde U20.

Et il y a de quoi, en effet. Parce que si le FCG est enfin repassé dans le positif au niveau du classement britannique depuis sa victoire à Nevers, il sait que la moindre défaite au stade des Alpes le replongerait dans les affres des profondeurs. De quoi soigner cette réception, donc, d’autant que s’ils ont obtenu leur premier bonus offensif contre Béziers voilà quelques semaines, les Grenoblois sont encore à la recherche d’un match référence. "On est toujours un peu convalescent sur certains points, c’est-à-dire que quand on est bon sur quelque chose, on est encore un peu déficient sur d’autres, admet Séguret. On est inconstant et par rapport à ça, il faut faire attention. Quand on a reçu Angoulême en revenant d’Oyonnax, on s’est fait peur. Là, ça peut être un peu pareil. À nous de réitérer dans l’engagement la même performance qu’à Nevers puisqu’on connaît Aurillac, ça va être rude, engagé."

Aurillac n’aura rien à perdre

Un adversaire d’autant plus redoutable que les Isérois disputeront ce vendredi leur septième match consécutif, et accuseront en conséquence une légitime usure dont il faudra malgré tout faire fi. D’autant qu’il n’a pas échappé aux Grenoblois qu’Aurillac enchaîne depuis les victoires par les défaites avec une "régularité" confondante depuis le mois de novembre et que, hasard ou pas, ces derniers viennent tout juste de s’incliner à domicile face à Vannes (9-22). Le genre de résultat qui devrait, fatalement, provoquer une bonne grosse réaction… "Grenoble est dans une dynamique, à nous d’aller faire un match sérieux, répondait dans La Montagne le troisième ligne cantalien Pierre Roussel. On a bien bossé cette semaine. On sait que c’est la grosse équipe, et que nous, Aurillac, on reste quand même la petite. Alors, on y va comme des petits qui allons faire quelque chose dans l’engagement, où on se doit de répondre présent." Exactement le discours d’une équipe qui n’a rien à perdre, et se déplace dans l’idée de faire un coup. Au moins, les Grenoblois ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus…

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