Brive, l’heure de la (re)conquête

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    Brive, l’heure de la (re)conquête Midi-Olympique - Patrick Derewiany
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Comme prévu, le combat a été âpre. Comme souvent ces derniers temps, il a tourné en faveur de Brive. Grâce notamment à une conquête de qualité, dans le sillage de Ceccarelli.

Le « test de combat et de la testostérone » annoncé en grande pompe par Christophe Urios a tenu toutes ses promesses d’engagement et de tension, sur le terrain Amédée-Domenech. Avec un final à couper le souffle. Un bras de fer remporté in extremis par les Corréziens. Une fois encore, comme contre Montpellier (23-22) et Toulon, sur le même score. Tout sauf un hasard, évidemment : « Les gars ont lâché tout ce qu’ils avaient en défense pour pouvoir les arrêter, félicite Jeremy Davidson. Il y a eu la volonté de se relever, de se battre ensemble. L’équipe a tenu. » « Les scénarios tendus, il faut s’y habituer, précise Guillaume Galletier. Nous n’avons pas la chance de dominer des matchs assez facilement, il faut aller se les chercher avec le cœur. » Dans cette nouvelle démonstration de détermination, le paquet d’avants corrézien mérite un coup de chapeau tout particulier. « L’équipe a été bonne en conquête », n’a pas manqué de souligner le manager nord-irlandais. Les Brivistes ont rivalisé en mêlée — avec deux pénalités sifflées de chaque côté — comme en touche — où le contre bordelais est rarement parvenu à ses fins -. Un petit exploit en soi quand l’on regarde la densité de la première ligne adverse, de niveau international, la liste des absents aux postes (Chauvac, Dufour, Acquier, Japaridze, Karkadze) et les statistiques de la saison plaçant le CABCL dans la deuxième partie de classement sur phases statiques (82,6 % pour la touche, 78 % pour la mêlée).

La « faim » de Ceccarelli

Dans l’adversité, le grand huit corrézien a trouvé de la force pour relever le défi, dans le sillage de l’épatant Thomspon-Stringer, du surprenant Peni Narisia et du déterminé Pietro Ceccarelli. Le seul essai corrézien de la partie résume tout, à la 38e minute, soit 120 secondes après le coup de poignard de Scott Higginbotham. Une touche propre, une séance de charges et un bel effort conclu par le pilier droit italien : « J’ai juste eu à prendre la balle et à avancer, tempère l’ancien joueur de La Rochelle ou Edimbourg. Hayden m’a bien aidé derrière. C’est plus un essai collectif que le mien. » Le symbole n’en reste pas moins fort pour le Transaplin, de retour après un mois passé avec la Squadra Azzurra sans avoir disputé la moindre minute du Tournoi. « C’est dur, c’est très dur d’aller et de revenir. Je repars dès demain (dimanche). Mais ça fait plaisir d’entrer et de jouer, surtout sur un tel match. J’ai faim, comme tout le monde ici. » Ces groupés pénétrants destructeurs en deuxième période ont aussi permis aux avants de mettre l’équipe sur la bonne voie : « On savait qu’ils avaient un banc avec des avants plus jeunes et qu’on pouvait les prendre dessus, ça a marché et donné des coups de boost, évoque Jeremy Davidson. Félicitations aux joueurs. » À la 79e minute, toute la première ligne a effectué son retour sur la pelouse pour disputer l’ultime décisive mêlée, sur leurs quarante mètres, et dresser les barbelés en défense par la suite. Hayden, Pietro, Peniami et leurs coéquipiers ont pu lever les bras au ciel après une interminable séquence sans ballon. Un autre témoignage de résilience et de caractère ô combien précieux. « On ne regarde que le maintien et aujourd’hui, c’était un grand pas pour le maintien », apprécie le manager. Guillaume Galletier mesure le chemin parcouru avec plaisir : « Cette victoire fait du bien comptablement et mentalement après la déconvenue de Bayonne. La bonne opération du week-end, elle est pour nous. »

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