Carter, le Catalan - Premier Totem du Top 14

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    Dan CARTER Olivier Andrivon / Icon Sport - Olivier Andrivon / Icon Sport
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En 2008, Dan Carter fut la première vedette sudiste à venir en France, en pleine force de l’âge. L’aventure tourna court. quoi que ....

En 2008, Dan Carter fut le totem d’une nouvelle compétition : le Top 14 XXL. Un championnat de France aux poches pleines, devenu le phare du rugby mondial. La grande vedette des All Blacks débarquait à Perpignan. Pour la première fois, le Top 14 recrutait un international sudiste en pleine force de l’âge. Le vieux championnat de France pouvait briser la digue du protectionnisme néo-zélandais. Paul Goze, le président de l’Usap était parvenu à garder le secret jusqu’au bout. Carter était pourtant tanné par Mourad Boudjellal mais le fait de jouer la HCup fut déterminant. Toulon, qui arrivait du Pro D2, ne jouait que le Challenge.

Ce n’était qu’une pige de sept mois car Dan Carter n’était que "prêté" par la NZRU. Il fallut attendre décembre pour voir "Le Monstre" chausser les crampons en Roussillon.

Jamais, on n’avait commenté l’arrivée d’un joueur avec une telle avalanche de chiffres. Son salaire fut très vite annoncé : 700 000 euros, soit 100 000 euros par mois, chiffre record. On s’amusa à calculer le coût du joueur pour chaque match joué : 32 000 euros a priori, si l’Usap allait au bout en championnat et en Coupe d’Europe. 42 000 si l’Usap était éliminée. Il était, en plus, lié avec Adidas qui lui assurait 300 000 euros par an.

À sa descente de l’avion à Barcelone, ses premiers mots furent empreints de modestie. "Je ne suis pas une rock star, je ne suis pas Maradona." Mais pour la première fois, le club avait mis en scène l’arrivée d’un joueur à Aimé-Giral, devant 3 000 mordus aux anges : "C’était fou de recevoir un tel accueil. Je me souviens de ces enfants qui portaient des drapeaux sang et or, une partie du stade qui scandait mon nom. Je n’avais jamais vécu ça auparavant. En Nouvelle-Zélande, les gens sont fans de rugby mais à Perpignan, c’est encore plus fou", déclara-t-il. Sportivement, on connaît le triste épilogue. La blessure contre Paris le 31 janvier après cinq matchs (mais zéro défaite), tendon d’Achille rompu, six mois d’absence. Mais pourtant, il y a bien eu un effet Carter. Par sa seule présence, les autres joueurs se sentirent obligés de s’investir à fond. Et ils finirent champions

À part Éric Champ en 1992, jamais un joueur en civil (ou carrément torse-nu, dans le cas de Carter) n’avait été aussi influent pour la conquête d’un Brennus. L’investissement des actionnaires valait donc le coup. Même pour un "joueur-fantôme" J. P.

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