Carter, le Racingman - Des points, un titre, une sortie de route

  • Dan Carter
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Publié le , mis à jour

En trois ans passés dans les hauts-de-seine, Dan Carter disputa 57 rencontres et marqua 445 points pour le Racing. le reste ? il est ridiculeusement anodin...

C’est au crépuscule du Mondial 2015 et pour le coquet montant d’1,2 millions d’euros que Dan Carter, alors considéré comme le meilleur joueur du monde, a débarqué dans les Hauts-de-Seine. "DC" au Racing, ce sont 57 matchs, 445 points, un Brennus en juin 2016 et une finale de Champions Cup, la même année. Dans le 92, "DC" connut aussi des périodes plus difficiles, secoué par "l’affaire des corticos" en décembre 2016 et l’historiette du contrôle d’alcoolémie, survenu quelques mois plus tard dans les rues de Paris. Malgré ces quelques heures sombres, Dan Carter apprécia à ce point son expérience en banlieue parisienne (il vivait à Meudon) qu’il fut à deux doigts de revenir y faire une pige, de février à juin 2019, afin de remplacer Pat Lambie. "Quand nous avons découvert ses radios des cervicales, disait Jacky Lorenzetti dans les colonnes du Parisien, on s’est pourtant dit que ce retour n’était pas possible. Le moment de surprise passé, il nous a remerciés et s’est fait opérer. Aujourd’hui, je crois qu’il peut nous dire un grand merci. Parce que, sans dévoiler le secret médical, il aurait pu être paralysé à la première action. C’était très chaud."

"Le quarterback du rugby"

Au fil des trois saisons que passa Dan Carter dans les Hauts-de-Seine, on gardera de notre côté le souvenir d’un joueur encore capable de matchs en tout point superbes, dès lors que la pression se faisait plus intense sur le club du 92. L’homme ? On le rencontra à cinq reprises et, en toute franchise, nous fit l’effet d’un garçon délicieux, poli à l’extrême, disponible et souvent pertinent, lorsqu’il était question de pousser la réflexion hors du cadre du terrain. "Mes premiers Haka remontent à l’enfance, nous disait-il par exemple un matin d’automne, dans un salon du Plessis-Robinson. À 5 ans, je l’exécutais déjà devant le miroir de ma chambre. Je donnais tout. Je gonflais le torse, je tirais la langue et mes parents trouvaient ça très drôle !" Au fil du temps, ce maillot noir devint pourtant, pour lui, une seconde peau. "Toute l’énergie et la force du groupe te touchent, quand tu réalises le Haka. Le risque, c’est de lâcher tout son influx nerveux dans la danse guerrière." Inconcevable, pour le demi d’ouverture qu’il fût. " À mon poste, je suis un peu comme le "quarterback" au football américain, je dois garder la tête froide, faire les annonces, coller à la stratégie. Au fur et à mesure des années, j’ai donc préféré prendre place sur le côté, lorsque nous faisons le Ka Mate ou le Kapa O Pango…"

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