Le sol rochelais a trembloté

  • Thomas BERJON
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Fortement remué dans le jeu au sol, le Stade Rochelais a su rectifier la mire au retour desvestiaires. Simple avertissement, avant le choc des Stades face à Toulouse.

«De mémoire, Paris nous réussit rarement à domicile. Ça n’a pas dérogé à la règle. Je ne sais pas si vous vous êtes amusés. Nous, non. Mais il fallait savoir gagner. » Le capitaine Sazy a suffisamment de bouteille pour savoir sortir les siens de certains bourbiers. Tel celui tendu samedi par les joueurs de la capitale, au niveau des mêlées spontanées. Car de mémoire aussi, pour la première fois de la saison, on a vu les Rochelais prendre une petite leçon dans le jeu au sol en première période. Heureusement pour eux, Paris n’a pas su enchaîner et bonifier les nombreux ballons piqués.

Huit, au total. Quand La Rochelle perd trois rucks par match en temps normal. « Ce n’était pas un manque d’investissement mais le Stade français a très bien manœuvré dans les zones de contact, plaide le manager maritime Jono Gibbes. C’était une vraie guerre. Il y a beaucoup de variables pour créer un ruck dynamique. Si tu manques un ou deux pourcentages à ce niveau, la différence entre un ruck qui sort après deuxsecondes ou un ruck moche de cinq secondes, c’est énorme pour le rideau défensif en face. Après une séquence de troisrucks consécutifs longs, tu n’as pas forcément d’options… »

« A la pause, on a parlé que de ça »


Souvent, en effet, le XV maritime s’est retrouvé sans solution offensive, multipliant les choix inopportuns. « Tout part des rucks, abonde le talonneur Facundo Bosch. Nous n’étions pas performants. Parfois, il y a des moins bons matchs. Peut-être que nous étions un peu moins investis sur ce secteur de jeu et nous l’avons payé. Il faut bosser pour ne plus que ça arrive. à la pause, on a parlé que de ça. C’était à nous de mettre plus de puissance dans les rucks. » Il faut croire que la causerie a porté ses fruits. Même s’ils ont dû batailler pour conserver l’avantage au score, les Charentais ont résorbé la fissure entrevue dans le sol de Deflandre.

« Il fallait être plus présent sur le premier soutien, avance simplement Romain Sazy. Contre le Racing, nous avions réussi à conserver quasiment tous nos ballons. Là, voilà… Mais on a su bien réagir pour remporter le match. Le principal, c’est d’avoir pris les quatre points et de continuer la course. Nous sommes déjà très satisfaits de ça. » Si, samedi, le Stade toulousain se présentera sans doute dans un tout autre style, l’avertissement tombe à pic pour Bosch : « Ça peut faire du bien d’avoir un match où l’on joue moins bien. C’est bon pour nous mettre en alerte pour Toulouse. »

 

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