L’UBB en manque de repères

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    L’UBB en manque de repères Midi-Olympique - Patrick Derewiany
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Malgré les blessures en cascade et le manque d’automatismes, les Bordelais ont rivalisé avec les Brivistes. Ils auraient même pu l’emporter.

L’Union Bordeaux-Bègles a connu une de ces semaines où tout s’enchaîne dans le mauvais sens et où il est difficile de préparer et d’aborder un match avec de la sérénité et de la confiance. En effet, les hommes de Christophe Urios ont dû faire avec plusieurs éléments contraires en amont du match et pendant cette rencontre contre Brive. En plus des absences déjà importantes de Cros, Cordero, Diaby, Ducuing, Delguy et Lamerat, il a fallu pour Christophe Urios et son staff palier à la blessure de l’ouvreur néo-zélandais Ben Botica qui a dû renoncer sur une blessure aux ischio-jambiers. C’est alors le jeune ouvreur Simon Desaubies (21 ans), fraîchement revenu de prêt de Mont-de-Marsan, qui a reçu les clés du jeu de l’UBB.
En plus de ces absences notables, il a fallu ajouter un forfait de dernière minute : celui d’Alexandre Roumat. Le jeune troisième ligne s’est blessé à l’échauffement et il a été remplacé au pied levé par Tauleigne dans le XV de départ. Un changement qui a forcément bouleversé les plans de Christophe Urios puisqu’avec l’absence de Roumat, il perd de la complémentarité dans sa troisième ligne. En effet, le profil de Marco Tauleigne n’est pas similaire à celui de son jeune coéquipier mais plutôt à celui de Scott Higginbotham, également présent sur le terrain.

Un ajustement forcé même pendant le match

Force d’adaptation en amont de la rencontre, les Bordelo-Bèglais ont aussi dû composer avec les faits de matchs. À la 25e minute, Christophe Urios a été contraint de procéder à deux remplacements prématurés. D’abord celui de Jefferson Poirot, sorti sur une commotion cérébrale et non autorisé à revenir par le médecin du match. Puis sur la même action, c’est l’arrière Romain Buros, victime d’une grosse entorse acromio-claviculaire, qui a quitté ses coéquipiers, remplacé par Yoram Moefana.
Ce changement a perturbé la ligne arrière unioniste, a commencé par Jean-Baptiste Dubié : « Je pense que je suis le premier à pouvoir en parler de ces changements. Je suis passé à l’arrière et ça a été un peu compliqué, il ne faut pas le cacher. On a eu un remaniement parce qu’il y a eu pas mal de blessés. On a eu des blessés avant le match, on en a eu pendant le match. Ça fait partie de l’adaptation pendant une saison et là sur le coup, on a failli. »

Un point de frustration

Malgré tout, les coéquipiers de Jean-Baptiste Dubié ont échoué à seulement deux petites longueurs des Corréziens qui ont totalement subi durant les vingt dernières minutes de cette rencontre. Mais le manque d’automatisme s’est fait ressentir et les Girondins n’ont finalement jamais réussi à renverser cette partie. « Sur la fin, le match nous échappe d’un rien mais sur l’ensemble du match on fait quand même beaucoup d’erreurs. On a manqué de précision sur nos lancements », admet Dubié, déçu de ne pas avoir réussi à l’emporter sur la pelouse d’Amédée-Domenech.
L’Union Bordeaux-Bègles repart tout de même de ce déplacement avec un point de bonus défensif. Un maigre lot de consolation pour Christophe Urios, frustré à l’issue de la rencontre de ne pas l’avoir emporté : « Je pense qu’on n’a pas su gagner ce match. On a eu des occasions proches des lignes, on a été un peu maladroit, parfois pas très inspiré. Aujourd’hui le sentiment que j’ai, c’est beaucoup de frustration et de déception pour les mecs, parce qu’on n’est pas récompensés sur le match. »

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Damien SOUILLE
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