Métro, boulot, « Dodo »

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C’est grâce à un exploit de « Dodo » Laborde que les Racingmen, poussifs sur leur pelouse, ont enchaîné une quatrième victoire consécutive.

On ne dira jamais assez tout le bien que l’on pense de Dorian Laborde. Et si cette gazelle dotée de la puissance d’un rhinocéros n’était pas entrée en jeu, vendredi soir, le Racing aurait probablement encaissé une quatrième défaite à domicile en championnat. L’essai libérateur des Ciel et Blanc fut inscrit par Emiliano Boffelli, vous dîtes ? C’est un fait. Mais avant que « Dodo » Laborde, lesté de deux défenseurs tarnais sur le dos, ne décale le Puma d’une passe limpide, il n’y avait sur l’aile gauche le moindre surnombre, la moindre rupture. « J’ai vu que nous étions un de plus dans le côté fermé, disait Laborde en fin de match. J’ai aussitôt appelé Maxime Machenaud et joué mon duel pour décaler Emiliano (Boffelli, N.D.L.R.). »
Grand bonhomme de ce match, l’ancien Montois joue toutefois peu dans les Hauts-de-Seine (huit feuilles de match cette saison), barré qu’il est par une légion d’internationaux, qu’ils se nomment Teddy Thomas, Juan Imhoff et désormais, Emiliano Boffelli. De ce que l’on constate depuis le début de saison, Laborde ne déçoit pourtant jamais lorsqu’il entre en jeu, avançant systématiquement au contact, remuant de la viande, frappant aussi de longs coups de pompe. Son entrée en jeu, décisive face à Castres, changera-t-elle la donne à son sujet dans le 92 ? On n’en sait foutre rien. Mais quitte à se répéter, on reste aujourd’hui convaincu que les Racingmen seraient partis en vacances la tête lourde, si Laurent Travers et Mike Prendergast n’avaient pas remplacé un Landais (Olivier Klemenczak) par un autre, vendredi soir. « Notre sport se joue à vingt-trois, disait ledit Travers en conférence de presse. Dans le rugby actuel, certains appellent les remplaçants « finisseurs » ; moi, je les appelle « impact players » parce qu’ils doivent avoir un impact réel sur le match ». Et si ce fut le cas pour Dorian Laborde, ce le fut aussi pour François Trinh-Duc, Maxime Machenaud ou Ali Oz, tous percutants après l’heure de jeu.

Travers : « Mes joueurs ne sont pas des machines »

Le Racing boîte, le Racing peine, le Racing souffre mais le Racing avance et, en signant face à Castres sa quatrième victoire consécutive, prouve que son effectif a suffisamment de « caisse » pour résister au tourbillon des doublons, maudite période qui prive aujourd’hui le staff francilien de Teddy Thomas, Finn Russell ou Bernard Le Roux, trois des cadors de l’équipe. « Nous venons de faire notre vingt-troisième match consécutif, poursuivait Travers vendredi soir. C’est quasiment une saison pleine. Ici, je ne compte même pas les seize semaines (huit pour la Coupe d’automne des Nations, huit pour le Tournoi des 6 Nations) passées sans nos internationaux. Physiquement, mentalement, nous sommes actuellement dans le creux de la vague : mes joueurs ne sont pas des machines. » Travers, lucide, concluait ainsi : « Nous ne sommes pas bons en ce moment, nous avons du mal à enchaîner quatre temps de jeu mais attention, ce groupe a du talent et un réel état d’esprit : sans ça, il ne serait pas sur le podium du championnat. » C’est dit.

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