Agen : Lagarde, le guide à suivre

  • Raphaël Lagarde affrontera Clermont avec un regard tourné vers l'avenir
    Raphaël Lagarde affrontera Clermont avec un regard tourné vers l'avenir Icon Sport - Icon Sport
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Auteur d’un excellent retour à la compétition la semaine dernière après six semaines sans jouer, l’ouvreur raphaël Lagarde évoque la venue du cador clermontois mais aussi et surtout l’avenir du SUA…

Quand l’équipage d’un navire doit traverser une tempête, celui-ci doit compter sur un capitaine aux nerfs solides, au sang-froid à toute épreuve. Depuis le début de la saison, le bateau SUA ne connaît que des tempêtes. Mais même quand les éléments se déchaînent contre lui, il peut compter sur un maître du jeu fiable et sécurisant. Cet homme, c’est Raphaël Lagarde.

Car il en a connu des tempêtes. En quatorze saisons et six clubs avec lesquels il a évolué (UBB, Montpellier, Agen, Albi, Bayonne et le Racing 92), Lagarde ne compte pas moins de 179 matchs professionnels toutes compétitions confondues. C’est certainement grâce à ce recul et à cette expérience que l’ouvreur se montre aujourd’hui précieux et régulier même si son équipe prend l’eau tous les week-ends.

La semaine dernière, le SUA s’est sabordé tout seul. Une poignée d’erreurs individuelles venant ruiner le bon travail de tout un pack ainsi que de son ouvreur : « C’est rageant car cette fois il y a vraiment du positif : la conquête bien sûr, où notre pack a fait jeu égal voire dominé Montpellier mais aussi dans les enchaînements où nous avons trouvé un vrai liant entre avants et trois-quarts », regrette-t-il. Mais qu’importe. Cette tempête est passée, et il faut déjà se préparer à en affronter une autre…

Celle-ci se nomme Clermont. Et elle a envoyé par le fond le frêle esquif bayonnais qui n’a pas mis l’engagement nécessaire pour y résister : « Ce score de 73 à 3, c’est un avertissement », pose Lagarde. « Nous avons déjà connu ça cette saison contre l’UBB (71-5), et nous avons pris deux fois soixante points contre Toulouse. Si ce genre d’équipe déroule, tu te fais marcher dessus. Alors oui, la trouille d’être ridicules nous a permis de nous remobiliser en début de semaine. On ne veut pas revivre cela. » Sitôt exprimée, la fameuse trouille fait place à un autre sentiment : celui de la satisfaction : « On a de la chance de jouer tous les week-ends contre de belles équipes, c’est stimulant d’affronter une équipe comme Clermont. Et puis on cherche toujours à décrocher cette première victoire. »

« On a un avenir à préparer »

Son regard est déjà tourné vers l’avenir, et vers d’autres tempêtes : « On a un avenir à préparer, et tout ce que l’on fait aujourd’hui n’est pas vain. Mais on le sait, une descente ce n’est jamais facile et il faut tout reconstruire. Qui seront les joueurs qui écriront cet avenir ? Le recrutement a débuté mais nombreux sont ceux qui partiront. Voilà pourquoi on doit donner envie aux futures recrues de nous rejoindre, en montrant un état d’esprit irréprochable sur le terrain. » En bon sage, Lagarde songe à l’avenir à son poste : « Il me reste un an de contrat, et je pense qu’après cela ça suffira pour moi. Maintenant, je dois transmettre ce que j’ai appris : le petit Christian Lacombe s’entraîne avec nous, j’essaie de l’accompagner. Thomas Vincent devrait revenir de prêt d’Aurillac également, il fait une super saison là-bas. Cela créera une belle émulation au sein du groupe. Et après, je laisserai la place aux jeunes ! » Transmettre avant de tirer sa révérence, voilà un bien sage dessein.

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Simon VALZER
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