Rynhardt Elstadt, l'hyperactif

  • Rynhardt Elstadt avec Ugo Mola (Stade toulousain)
    Rynhardt Elstadt avec Ugo Mola (Stade toulousain) Icon Sport - Icon Sport
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Indispensable caution combat des Rouge et Noir, le flanker springbok n’est pas du genre à se ménager et avoue détester être au repos. Voilà qui tombe bien, puisqu’il est un des joueurs les plus utilisés quand il est disponible. 

Il y a quinze jours, avant la réception de Pau, Rynhardt Elstadt s’était présenté en conférence de presse avec le sourire et la bonne humeur qui l’accompagnent toujours. Lui qui s’apprêtait à retrouver la compétition un mois après son dernier match officiel. « Quatre semaines, c’est bien pour faire du physique mais c’est long », lâchait-il. Entre-temps, et avant le report du déplacement à La Rochelle le 31 janvier, le flanker avait été ménagé à Agen le 23 janvier. Une aubaine ? Pas vraiment à l’entendre : « La décision ne venait pas de moi mais le staff avait choisi de me mettre au repos. Merci, c’est super et c’est très gentil… Mais moi, je ne veux pas de vacances, je préfère jouer tout le temps (sourire). » Paroles en accord avec les actes. Le Sud-Africain est du genre à n’être jamais aussi bon que quand il enchaîne. Voilà pourquoi, au-delà de son importance majeure dans le dispositif stadiste, le staff ne se passe de ses services qu’à de rares exceptions. S’il est disponible (ou pas au repos), il débute presque toujours. Surtout, le Springbok (2 sélections) possède une telle activité et une telle résistance physique qu’il ne sort que très rarement du terrain. Sur ce point, les chiffres des trois dernières années, durant lesquelles il n’a été remplaçant que trois fois en cinquante-sept apparitions, sont éloquents. En 2018-2019, saison du Brennus, il a été aligné à vingt-sept reprises toutes compétitions confondues pour autant de titularisations. Idem depuis l’été dernier, même si deux blessures (dont une au mollet l’ayant privé des phases finales de Champions Cup en septembre) l’ont restreint à onze matchs jusque-là. Il n’a d’ailleurs laissé sa place que trois fois en cours de rencontre et a joué les 80 minutes lors de ses sept dernières sorties.

« La concurrence, j’aime ça »

C’est d’autant plus remarquable que la troisième ligne est fournie, en qualité et en quantité, à Ernest-Wallon. Si les Bleus François Cros et Selevasio Tolofua ou le All Black Jerome Kaino sont passés par la case infirmerie récemment, Alban Placines et Antoine Miquel sont clairement montés en puissance, au point de prendre de l’épaisseur dans le groupe. Ce dont se nourrit Elstadt : « En troisième ligne, et même en deuxième où je peux aussi évoluer, il y a beaucoup de concurrence, de plus en plus. J’aime ça, j’en ai besoin. C’est bon pour l’équipe et pour moi. Si vous avez un ou deux autres joueurs compétitifs, c’est trop facile, il n’y a pas assez d’émulation. Actuellement, tout le monde est en forme. Alban et Antoine ont été très forts ces dernières semaines, François avait fait un excellent retour à Agen. » Mais, même si son engagement et son agressivité le placent parfois à la limite et lui font commettre des fautes évitables, son profil le rend différent. Et quasiment indispensable pour que brillent les étoiles toulousaines : « Je n’ai jamais caché que je préfère le combat. Alban ou Antoine sont plus des joueurs de ballons. Moi, je ne le touche pas beaucoup (rires). Je me concentre davantage sur les plaquages, les rucks. Mon rôle, c’est justement de gagner le ballon pour les autres. » Son équipe ayant souffert au sol en deuxième mi-temps à Lyon, sa fonction sera capitale à La Rochelle. Comme souvent, si Toulouse veut reprendre le fauteuil de leader samedi, il aura besoin d’un redoutable Elstadt. 

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