Nevers se cogne au plafond de verre

  • Hikawera Elliot et les Comulérins ont réalisé une très bonne opération en ramenant quatre points hors de leurs terres.
    Hikawera Elliot et les Comulérins ont réalisé une très bonne opération en ramenant quatre points hors de leurs terres. Icon Sport - Icon Sport
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Dominés par des Columérins plus agressifs, les Neversois confirment leurs limites cette saison face aux poids lourds.

D’un bloc à l’autre, l’Uson Nevers Rugby glisse du jour à la nuit. Jeudi soir, le bilan immaculé de janvier, avec ses quatre victoires en quatre matchs et ses 17 points engrangés, paraissait terriblement loin, quelques minutes après une défaite à domicile face à Colomiers (15-23) qui accule les Neversois au bord de la falaise, les orteils sur une sixième place menacée par Grenoble et Montauban.

Avec seulement trois points grappillés en trois matchs - un bonus défensif contre Grenoble (12-13) et un nul à Vannes (17-17) - le capitaine Hugo Fabrègue et ses camarades ont vécu un brutal « retour à la réalité » qui chasse les rêves de quatrième place et les remplace par une guérilla moins glamour pour le dernier billet en première classe.

Comme l’an passé, les Usonistes ont plié sans discussion devant la hargne columérine. Leur arme fatale, les ballons portés, a été transformée en pistolet à confettis sur chaque penaltouche par le pack du farouche capitaine Anthony Coletta. « Nevers est une équipe qui met de l’agressivité et on a su répondre présent, commente sobrement le puissant flanker. On a peut-être fait preuve d’un peu plus de sang-froid. » Et un art de la provocation qui a mis à vif les jeunes nerfs neversois.

À ses côtés, Alexis Palisson salue la « super conquête » et « le banc qui a fait du bien », au point de renverser la mêlée neversoise dans les dix dernières minutes et de faire passer le score de 17-15 à 23-15 grâce à deux pénalités de Thomas Girard. « On savait que Nevers voudrait nous prendre sur du large-large, et on a été servis », sourit l’arrière columérin. Intraitables en défense face à l’une des meilleures attaques de Pro D2, ses coéquipiers et lui ont parachevé leur meilleure prestation de la saison à l’extérieur en sortant in extremis les Neversois d’un bonus défensif qui aurait mis une noisette de baume sur une quatrième défaite au Pré-Fleuri.

« Il faut qu’on montre à nouveau notre visage de janvier, insiste Hugo Fabrègue. On ne peut pas avoir fait tous ces efforts pour rien. On ne va pas laisser notre place en phases finales. On ira à Rouen pour se racheter. Cette défaite doit nous servir. »
Décimés par les blessures, les Neversois paient sans doute leurs efforts démultipliés de décembre et janvier pour effacer les stigmates d’un début de saison raté. Avec une victoire et un nul face aux six meilleures équipes de Pro D2, ils manifestent aussi des limites récurrentes dans la maîtrise et la constance, pointées par un capitaine agacé : « On a toujours ce petit trou d’air qui nous plombe. »

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Sébastien Chabard
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