La renaissance des Gallois

  • Le gallois Keiran Hardy face à George Ford (Angleterre)
    Le gallois Keiran Hardy face à George Ford (Angleterre) PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Moribonde l’année dernière, la sélection galloise a remporté la triple couronne en faisant craquer des anglais à bout de nerfs. 

Jusqu’ici, les mauvaises langues disaient que le meilleur atout du pays de Galles n’était pas un joueur, mais un carton. Un carton rouge, comme celui donné aux précédents adversaires des hommes de Wayne Pivac. L’Irlandais Peter O’Mahony dès la 13e minute de Galles-Irlande le 7 février dernier, puis l’Écossais Zander Fagerson la semaine suivante, à la 53e minute de Écosse-Galle. Il est vrai que les hommes de Wayne Pivac n’avaient pas spécialement dominé les débats lors de ces deux dernières rencontres. Samedi, ils ont définitivement cloué le bec de leurs détracteurs en infligeant pas moins de 40 points à une équipe d’Angleterre qu’ils ont littéralement asphyxiée. Et les voilà maintenant, avec trois victoires, lancés sur la route d’un grand chelem (avant encore la réception de l’Italie et un déplacement en France) sur lequel personne n’aurait misé un kopeck l’année dernière, quand les Gallois vécurent l’une des pires saisons de leur histoire avec seulement trois victoires remportées en 2020.

Une nouvelle charnière (très) prometteuse

Alors, comment expliquer cet impressionnant redressement ? D’abord, il y a des cadres qui tiennent toujours la baraque comme Ken Owens, l’inoxydable Alun-Wyn Jones, Justin Tipuric ou George North, qui fêtait là sa centième sélection. Il y en a d’autres qui retrouvent leur tout meilleur niveau après des mois perturbés par les blessures comme le flanker Josh Navidi ou le troisième ligne centre Taulupe Faletau. Ce dernier fut d’ailleurs élu homme du match. Un titre mérité, qui récompense l’activité et la justesse du numéro huit qui a terminé la rencontre avec 18 prises de balles, 112 mètres gagnés et un sans-faute sur ses 14 plaquages effectués.

Mais on retiendra plutôt la fraîcheur, l’audace et le talent de deux hommes : le demi de mêlée Kieran Hardy, 25 ans, qui vivait là sa troisième titularisation, et l’ouvreur Callum Sheedy, 25 ans, qui faisait sa septième apparition au niveau international. Le premier a livré une partie de qualité malgré la férocité des adversaires anglais dans les rucks et a inscrit, au culot, un essai en solitaire après avoir joué rapidement une pénalité pour lui-même à l’entrée des 22 mètres anglais. Le second a confirmé pourquoi Pat Lam, son manager à Bristol, lui avait confié les clés du (beau) jeu de son équipe. Irrésistible face aux perches, Sheedy a signé un 5/5 qui a assommé le XV de la Rose. De bon augure pour l’avenir du pays de Galles.

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