L’Irlande prend l’air !

  • Andy Farrell (Sélectionneur de l'équipe d'Irlande)
    Andy Farrell (Sélectionneur de l'équipe d'Irlande) Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport
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Andy Farrell a pris un bon coup d’oxygène après le cavalier seul de SON équipe. Mais la faiblesse crasse des Italiens relativise tout ça.

Andy Farrell doit se dire qu’il n’y a rien de tel qu’une bonne virée à Rome pour vous remettre d’aplomb : les cafés sont ouverts, la météo est printanière et la Squadra ouvre les vannes.

Le sélectionneur irlandais a pris un bon bol d’oxygène, après cette promenade. On pourra toujours lui rétorquer que ce succès 48-10 fut presque trop joli pour être honnête. Ceci dit, M. Raynal a refusé trois essais aux Verts. La première fois ce fut clairement à tort. Avec le même match, on aurait donc pu frôler les 70 points.

On pourrait aussi analyser cette rencontre entièrement sous l’angle de la faiblesse italienne. Sur le plan défensif notamment, cette équipe est trop vite punie quand son adversaire conserve le ballon et met un minimum de rythme. Sur le plan strictement physique aussi, ce fut un désastre sur les phases proches des lignes, les Italiens n’ont pas davantage existé. L’essai de Ringrose fut la conclusion d’un travail de puissance (17e), comme celui de CJStander (43e) après pénalité rapide. Quant à la mêlée, elle tourna aussi en faveur des Celtes avec un Furlong qui n’avait pas commencé un match depuis le Tournoi 2020.

Keenan convainquant

Ceci dit, Andy Farrell pourra surtout s’enorgueillir de quelques jolis mouvements offensifs. Il en sera soulagé, puisque c’est son credo depuis sa prise de fonction et ce fut l’objet des critiques les plus virulentes des dernières semaines. Cette équipe fut accusée de n’avoir aucune créativité offensive, avec notamment très peu de passes après-contact.

L’essai de l’arrière Hugo Keenan fut évocateur : petit côté triomphant Gibson-Park – Larmour, transformation grand côté des trois-quarts irlandais. On a apprécié la façon dont ces derniers s’adaptèrent à la défense inversée des Italiens. Jeu dans le dos, et Keenan qui sollicite un « main-main » pour s’arracher à l’étreinte de trois défenseurs.

Les suiveurs irlandais frétillaient de joie en expliquant que Farrell tenait peut-être son titulaire, à un poste où les expérimentations se sont succédé depuis la retraite de Rob Kearney (Robbie Henshaw, Jordan Larmour et Jacob Stockdale ont été essayés sans convaincre).

L’essai de Will Connors fut aussi l’objet d’une jolie construction : avants debout en force, Kelleher en pivot pour un renversement petit côté, Sexton-Larmour puis Connors en position d’ailier. Deux traits de lumière à l’opposé des clichés qui voudraient que l’Irlande ne pratique que le « rentre-dedans » à une passe. Reste à le confirmer devant une défense moins pâteuse que celle des Italiens, toujours plus consternants.

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