De retour, Paia’aua a tant manqué aux Toulonnais

  • Duncan Paia’aua, à gauche, tout comme Louis Carbonel, à droite, seront de retour contre le Racing. Photo Icon Sport
    Duncan Paia’aua, à gauche, tout comme Louis Carbonel, à droite, seront de retour contre le Racing. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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De retour sur les terrains après trois semaines de suspension, le polyvalent australien devrait apporter sa fraîcheur et son sens du jeu à un RCT dans le creux de la vague depuis début février.

Si toutes les équipes sont handicapées par les périodes internationales, le RCT a dû tout particulièrement bricoler depuis le 24 janvier et une victoire pleine d’espoir à Mayol contre le Stade français. À l’époque, les Varois semblaient avoir trouvé leur rythme de croisière, sauf qu’entre les internationaux et une infirmerie bien remplie, le staff a ensuite été privé de plus d’une quinzaine de joueurs, et la machine rouge et noire s’est quelque peu enrayée. « On joue sans demi de mêlée, sans ouvreur. Ce matin, vingt mecs en moins… Nous faisons avec les aléas du moment, contait Patrice Collazo au soir du revers contre Bayonne. Les solutions ? Il faut les trouver en bricolant… Nous sommes les rois du bricolage. » Au manager varois de reprendre : « Je fais des erreurs de coaching, de composition, pas de problème. En revanche qu’on me donne une équipe de Top 14 capable de gagner sans vingt mecs et on verra. »

Sauf que si les internationaux, mais surtout les blessés, relèvent des absences « impondérables », le RCT a en plus dû composer pendant trois semaines (et autant de rencontres) sans Duncan Paia’aua, suspendu suite à son carton rouge reçu contre Brive. Et l’absence de l’Australien, cumulé à celles des autres maîtres à jouer (Louis Carbonel, Baptiste Serin et Anthony Belleau), a eu un impact immédiat sur les résultats du club du muguet. Vous dites ? Privé de longueur au pied, de joueur habitué à attaquer en premier attaquant mais également d’un régulateur capable de prendre les bonnes décisions dans les zones de marques, Toulon a perdu deux de ses trois rencontres, contre La Rochelle (11-29) et Bayonne (14-16)

1 096 minutes de jeu… malgré quatre semaines de suspension

Alors, après trois semaines à regarder ses copains en tribune, il y a fort à parier que Duncan Paia’aua - deuxième joueur le plus utilisé sur la rade depuis le début de saison, malgré ses quatre rencontres de suspension (1 096 minutes, contre 1 141 pour Swan Rebbadj) - aura la volonté de s’offrir une revanche, et de laisser derrière lui ses trois cartons jaunes et son rouge reçus, alors même qu’il n’a été pénalisé « que » dix fois depuis le coup d’envoi de la saison. « Je pense que Duncan aura un sentiment de revanche, même si personne ne lui en veut, nous confiait le deuxième ligne Matthias Halagahu en début de semaine. Il va nous faire beaucoup de bien : c’est un joueur qui communique beaucoup avec les mecs et je pense qu’il canalise les trois-quarts. Sans dire que c’est le « patron », c’est un joueur qui met de gros plaquages en défense, est capable de dépanner à l’ouverture, a une super vision du jeu, est techniquement très fort et peut faire la différence sur une action. Son retour est une excellente nouvelle. »

S’ils seront toujours privés d’une douzaine de joueurs, les Varois pourront donc à nouveau compter sur leur meneur de jeu australien, déterminé à relever la tête et à donner du liant à une équipe en manque d’inspiration la semaine passée contre Bayonne. Pour ce faire, les Varois savent qu’ils devront réaliser une performance aussi pleine qu’ils ne l’avaient fait au match l’aller (victoire 29-23) sur la pelouse francilienne. À l’époque, le magicien d’Oz avait délivré une passe décisive et fait peser un danger constant sur la défense francilienne. De bon augure pour ces retrouvailles de Paia’aua avec la compétition ? Réponse samedi, peu après 23 heures.

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Pierrick Ilic-Ruffinatti
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