Grenoble doit repartir du bon pied

  • Le FC Grenoble a une réussite au pied de moins de 70%. Un point à améliorer pour prétendre sérieusement aux phases finales. Photo Icon Sport
    Le FC Grenoble a une réussite au pied de moins de 70%. Un point à améliorer pour prétendre sérieusement aux phases finales. Photo Icon Sport
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Alors qu’ils joueront face à Colomiers un énième match crucial pour une remontée dans le top 6, Grenoble doit faire face à un manque de réussite chronique face aux perches.

Ce n’est pas qu’ils aient profondément démérité, les Grenoblois, vendredi dernier sur la pelouse d’Aguilera. Reste qu’ils n’ont pas inscrit de point au classement pour la 2e fois de l’année 2021, et que l‘affaire semble d’autant moins bonne qu’au lendemain du revers de Nevers face à Colomiers, un simple petit point de bonus défensif aurait semblé bon à prendre… De fait, dans cette optique, pourquoi ses hommes se sont-ils évertués à tenter des pénalités qui ne les auraient jamais ramenés qu’à 6 points, plutôt qu’aller en touche à la recherche de ce fameux point de bonus ? Stéphane Glas livre son point de vue. "Si on avait choisi d’aller en pénaltouche, rien ne dit qu’on aurait obtenu le bonus défensif, car il fallait encore gagner le ballon, enclencher un bon ballon porté, marquer. Ça faisait beaucoup d’aléas ! En prenant les points, même si on ne rentrait pas dans les clous du bonus, on se dotait en revanche d’une chance d’aller chercher la victoire. Et ces trois points nous semblaient en l’occurrence plus sûrs qu’une pénaltouche, des 40 mètres face aux poteaux…"

Moins de 70 % de réussite

Certes. Sauf que l’arrière Jonathan Bousquet (de retour de blessure après deux mois et demi d’absence) se manqua à deux reprises, livrant un bilan de 3/5 finalement raccord avec les standards du FCG sur l’ensemble de la saison, légèrement inférieurs à 70 %… Trop faible pour un candidat aux phases finales ? Certains ne seraient pas loin de le penser et c’est bien un sujet de réflexion permanent pour Stéphane Glas qui doit désormais composer avec un effectif au complet. "Dans mon raisonnement, il est hors de question de me dire "Untel n’est plus là la saison prochaine, c’est un autre qui doit jouer." Ce n’est pas comme ça que ça marche. On sait que depuis le début de la saison, nous nous situons dans la moyenne basse par rapport à notre taux de réussite. On ne peut que faire le dos rond en espérant que cela va finir par aller mieux." Et effectuer des choix forts, notamment à l’ouverture et à l’arrière, car la situation l’exige…

En effet, toujours scotchés à la 7e place à 5 points de Nevers et (déjà) 10 de Colomiers, les Isérois savent qu’ils n’ont pratiquement plus le droit à l’erreur lors des neuf derniers matchs de la saison, livrant le match le plus important de la saison semaine après semaine. "Nous avons attaqué nos phases finales depuis le début de l’année 2021, pointe Glas. Nos déplacements à Oyonnax, à Nevers, ou nos réceptions d’Angoulême, Béziers et Aix-en-Provence étaient déjà des matchs à quitte ou double. Celui-là ne l’est pas plus que les autres, et il ne le sera pas moins que notre déplacement à Mont-de-Marsan cinq jours plus tard." Une perspective dans laquelle les Isérois pourraient bien ne pas regretter le large turnover effectué à Biarritz, qui a au moins permis de relancer certains joueurs qui pourraient s’avérer bien utiles dans les Landes. À condition, évidemment, de (re) partir du bon pied contre Colomiers…

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