Tout roule pour Bristol

  • Avec douze points en quatre matchs (deux victoires, un nul, une défaite), les partenaires de Piers O’Conor, qui prend le meilleur ici à la course sur le joueur de Leicester, Johnny McPhillips, limitent la casse des doublons championnat-Tournoi des 6 Nations. Photo Icon Sport
    Avec douze points en quatre matchs (deux victoires, un nul, une défaite), les partenaires de Piers O’Conor, qui prend le meilleur ici à la course sur le joueur de Leicester, Johnny McPhillips, limitent la casse des doublons championnat-Tournoi des 6 Nations. Photo Icon Sport
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À la mi-parcours, le club de l’ouest semble bien parti pour assurer sa place dans les quatre premiers. Et rêver à son premier titre.

Il en est à la moitié du parcours régulier, onze matchs sur vingt-deux : le championnat d’Angleterre, aussi, continue, vaille que vaille, devant des tribunes vides et avec une particularité puisque les forfaits pour cause de covid ne donnent droit à aucun report. En effet, une péréquation est appliquée par un comité spécial. Pour l’instant, elle a toujours été de quatre points pour le club "sain" et deux points pour le club touché par le virus de la Covid-19.

Mais Bristol, le leader, n’a ni bénéficié, ni pâti de ces points sur tapis vert. Le club fortuné de l’Ouest semble parti pour réussir la meilleure saison de son histoire, une histoire jeune ou vielle suivant les points de vue. Bristol est un fief historique du rugby anglais mais le club a changé plusieurs fois de nom et d’actionnaire. Sous l’appellation "Bears" (les ours), Bristol n’a retrouvé l’élite qu’en 2018. Avec le soutien d’un mécène puissant et passionné, tout est plus facile. Il s’appelle Stephen Lansdown et il "arrose" plusieurs clubs de la cité.

Radradra blessé

La générosité de Lansdown commence à porter ses fruits. Ne l’oublions pas, Bristol a empoché le dernier Challenge européen aux dépens de Toulon (32-19, sur la pelouse d’Aix-en-Provence) après avait éliminé Bordeaux-Bègles en demi-finale après prolongations (37-20 et une partie superbe). C’était en octobre. Depuis, les Ours continuent leur itinéraire. L’équipe paye pourtant son écot au Tournoi des 6 Nations puisque le pilier Kyle Sinkler, le troisième ligne Ben Earl, l’arrière Max Malins et le demi de mêlée Harry Randall ont été réquisitionnés par le XV de la Rose. Le pays de Galles, lui, emprunte le demi d’ouverture Callum Sheedy. De plus, le club est actuellement privé de sa vedette, Semi Radradra. Le recrutement du Fidjien de l’UBB en 2020 avait fait figure de "coup de maître". Radradra a bien démarré la saison avant de se blesser à un genou début février. Son absence est estimée à deux mois.

Un accroc face à Clermont

Mais tous ces événements n’ont pas empêché Bristol de caracoler et de prendre le meilleur sur Exeter, champion sortant. Même la confrontation entre les deux ambitieux, le 9 janvier, a tourné à l’avantage du club du Somerset, sur le terrain des Chiefs. Si Bristol l’emporte cette semaine à Worcester et si Exeter venait à chuter à Bath, les Ours seraient durs à déloger de la première place.

Le club de l’Ouest ne peut pas ne pas rêver d’un premier titre de champion. En plus des internationaux, il peut compter sur quelques talents confirmés venus du Pacifique et notamment les anciens All Blacks, John Afoa Charles Piutau et Steven Luatua. Avec le savoir-faire de l’entraîneur Pat Lam, on pourrait bien avoir un nouveau nom au palmarès de l’épreuve. Et pourquoi pas un doublé ? C’est toujours possible puisque Bristol est qualifié pour les huitièmes de finale européens, même si, cette saison, ils ont pris un terrible 51-38 à domicile par Clermont. Et doivent encore prouver qu’ils sont une vraie machine de guerre. Taillée pour le haut niveau.

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