Ntamack plutôt que Jalibert à l’ouverture ?

  • Romain Ntamack et Matthieu Jalibert
    Romain Ntamack et Matthieu Jalibert Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Romain Ntamack de retour de blessure avec Toulouse ce samedi, la question du numéro 10 des Bleus pour terminer le Tournoi des 6 Nations va forcément se poser. à savoir si le staff redonnera les clés du camion au taulier du poste ou s’il maintiendra Matthieu Jalibert, convaincant récemment. La tendance actuelle serait davantage à la première option.  

C’est un peu l’histoire de leur carrière, aussi courte soit-elle jusque-là : Ntamack ou Jalibert ? Jalibert ou Ntamack ? À ces deux-là, il conviendrait d’ajouter Louis Carbonel puisque les trois ouvreurs font partie de la même génération (Ntamack et Carbonel sont nés en 1999, Jalibert en 1998). Lors du titre mondial des moins de 20 ans français qui a consacré les deux premiers en 2018, le Bordelais - devenu international quelques mois plus tôt sous l’égide de Jacques Brunel - aurait d’ailleurs pu faire partie du groupe s’il n’avait pas été blessé à ce moment-là (même s’il y a fort à parier qu’il se serait plutôt envolé pour la tournée estivale du XV de France). Mais, depuis que Fabien Galthié a pris les rênes des Bleus, c’est à Romain Ntamack et Matthieu Jalibert qu’il a confié les clés du jeu. Clairement, le Toulousain est son premier choix, lequel a toujours été titulaire quand il a été disponible et a surtout répondu présent à chacune de ses sorties. Mais ce dernier fut régulièrement absent ces derniers mois. D’abord lors de la dernière Coupe d’automne des Nations, quand il s’était blessé avant même d’atteindre les trois feuilles de match maximum par joueur, puis pour le début de ce Tournoi des 6 Nations, victime d’une double fracture de la mâchoire fin décembre contre… l’UBB de Jalibert. Du coup, le Girondin en a logiquement profité pour gagner du temps de jeu en sélection. Alors qu’il était clairement passé au travers lorsqu’il avait dû rapidement remplacé « NTK » en écosse lors du Tournoi 2020, il n’a pas forcément été transcendant non plus lors de ses deux premières sorties avec le numéro 10 dans le dos sous l’ère Galthié. Mais, à son crédit, Jalibert avait ensuite été très en vue en Angleterre, au milieu d’une équipe largement remaniée, lors de la finale de la compétition automnale. Aussi, sa conduite du jeu fut quasiment irréprochable en Italie et en Irlande pour ce qui est du Tournoi en cours.

Ntamack, au nom de la hiérarchie

Mais le retour de Ntamack sur les pelouses du Top 14, prévu ce samedi après-midi relance forcément un débat qui ne fut d’ailleurs jamais éteint. Le Toulousain en souriait dans ces colonnes il y a un mois : « C’est légitime. […] Je trouve même que c’est presque flatteur en ce moment. Je suis blessé, je ne suis pas sur le terrain et on continue à me comparer à un garçon qui joue tous les week-ends. » Interrogé sur le même sujet quelques sujets auparavant, toujours dans ces colonnes, Jalibert l’avait ainsi évacué : « Je n’ai pas envie de prouver que je suis meilleur que Ntamack ou Carbonel. J’ai juste envie de montrer que je suis capable d’être bon dans un collectif. » Mais la question de celui qui sera le chef d’orchestre des Bleus pour terminer le Tournoi se pose puisque l’option Jalibert pouvait offrir une sorte de continuité. Que va privilégier le staff ? Selon nos informations, la tendance serait à ce que le Toulousain retrouve naturellement sa place dans la hiérarchie à Twickenham. Une forme de logique par rapport aux prestations de Ntamack en sélection et au fonctionnement de Galthié. Même s’il a aussi prouvé, en imposant Brice Dulin à l’arrière plutôt qu’Anthony Bouthier, que rien n’est figé à la condition bien sûr que le Stadiste apporte des garanties physiques face à Brive. Son état de forme étant la seule inconnue, même si les réponses seront connues samedi soir. Voilà qui tombe bien, la liste des 31 pour préparer l’Angleterre ne devant pas tomber avant.
 

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Jérémy FADAT
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