Entre réflexion et anticipation

  • Au Stade des Alpes de Grenoble, on colle les portraits des abonnés sur les sièges. Au Stade des Alpes de Grenoble, on colle les portraits des abonnés sur les sièges.
    Au Stade des Alpes de Grenoble, on colle les portraits des abonnés sur les sièges. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Avec un nombre d’abonnés qui varie énormément d’un club à l’autre, les clubs de pro D2 n’ont pas agi de la même façon. Certains ont anticipé mais d’autres n’ont pas encore tranché. 

Les clubs de Top 14 ne sont pas les seuls à jouer dans des stades vides. Certes, si les affluences ne sont jamais aussi importantes qu’à l’étage supérieur, les clubs de Pro D2 comptent en temps normal un public fidèle de supporters. Mais que faire, maintenant qu’ils n’ont plus le droit d’ouvrir les portes de leurs stades ? En procédant à un tour d’horizon des clubs composant l’antichambre de l’élite du rugby français, on réalise qu’il n’existe pas de recette miracle. Comme précisé ci-contre, le club de Colomiers est en contact étroit avec ses abonnés et il devrait les rembourser entièrement. Mais ailleurs, les choses ne sont pas aussi évidentes. A Mont-de-Marsan par exemple, où l’on compte habituellement entre 400 et 500 abonnés, la piste des remboursements n’est pas privilégiée mais les dirigeants montois ont eu d’autres idées, comme de faire des avoirs et des proposer des packs de matchs à la carte.

Vannes espère, Nevers anticipe

Il y a aussi des clubs qui n’ont pas encore pris de décision sur le sujet. Notamment à Béziers qui, comme tout le monde le sait, a connu une intersaison particulièrement chaotique. Depuis, les dirigeants se sont essentiellement attachés à retrouver des partenaires commerciaux et le sujet n’a pas encore été évoqué officiellement. Il le sera bien sûr, puisque l’ASBH compte environ 1500 abonnés. A Oyonnax (3000 abonnés) non plus, la question n’est pas tranchée. Un projet a été proposé aux dirigeants et une décision devrait être prise d’ici à la fin du mois de mars. Idem à Vannes, qui réalise une saison sportive fracassante: contacté par nos soins, le club breton n’a pas encore tranché la question, mais il a bon espoir d’accueillir à la Rabine un match de barrage ou une demi-finale, et prie pour que d’ici là le gouvernement autorise la réouverture des stades avec une jauge de spectateurs. Un match décisif serait un beau lot de consolation pour les abonnés (ils sont environ 2000) et les partenaires.
Il y a enfin Nevers, qui s’est mobilisé sur la question. Et on le comprend, puisque l’USON compte pas moins de 4000 abonnés pour un stade de 7500 places ! Voyant que la saison démarrait sous de mauvais aupices, les dirigeants de l’USON ont anticipé et choisi de ne pas vendre d’abonnements, mais des packs de 5 rencontres. Sur celles-ci, quatre se sont tenues, et une seulement a été reportée. A la différence d’autres, les supporters de Nevers ne sont donc pas frustrés.
 

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