L’enfer a soudé Montpellier

  • Paul Willemse (Montpellier) à l'attaque face à Clermont
    Paul Willemse (Montpellier) à l'attaque face à Clermont Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Admirables de solidarité à défaut d’avoir totalement maîtrisé la rencontre, les héraultais ont décroché une victoire qui en dit long sur la cohésion qui règne dans ce groupe. 

La scène de liesse montpelliéraine faisait franchement plaisir à voir : après s’être tous jetés dans les bras mutuellement, les Cistes se sont ensuite tournés naturellement vers un joueur. Pas vers une star de l’effectif ou même l’ouvreur — en l’occurrence Alex Lozowski — qui a passé toutes ses pénalités, même celles de plus de cinquante mètres. Non. Cet homme, c’était un minot du club. Le pilier droit Yannick Arroyo. 22 piges, et tout juste 16 matchs pros à son actif. Ivres de joie, les avants se sont mis en cercle et sauté en scandant son prénom : « Ya-ya ! Ya-ya ! Ya-ya ! » L’intéressé lui, ne savait plus où se mettre devant tant d’honneurs. Mais ces derniers étaient mérités. Déjà auteur d’une entrée en jeu remarquée lors de la large victoire face au Stade français (31-6), le droitier a encore  fait une entrée en jeu décisive en récoltant deux pénalités en mêlée fermée et deux grattages importantissimes. L’image d’un Paul Willemse applaudissant un gosse du club tout en scandant son nom était belle. Elle était lourde de sens, aussi, montrant la cohésion qui anime ce groupe qui, semble-t-il, est revenu de l’enfer. Vendredi soir, les Cistes ont tous tiré dans la même sens : les stars, celles qui jusque-là décevaient, les inconnus, les cadres, les titulaires, les remplaçants, les mômes qui évoluaient encore en Pro D2 l’année dernière… Tous ont été au diapason.

Willemse monumental, Bécognée infatigable

Comme d’habitude, Reinach et Serfontein ont fait honneur à leur statut de champions du monde, tandis que Guirado et Ouedraogo en ont fait de même avec leur statut d’ex-Tricolores. L’ouvreur Alex Lozowski a signé son meilleur match depuis des lunes, et s’est même présenté en conférence de presse pour nous expliquer les raisons de son intégration qui, selon ses termes, « a pris plus de temps qu’il ne l’avait prévu ». On a retrouvé aussi d’autres Bleus en pleine forme comme Anthony Bouthier, Vincent Rattez ou Paul Willemse, auteur d’une entrée en jeu monumentale (10 plaquages et 5 charges en 40 minutes !). Citons enfin l’abnégation d’Alexandre Bécognée, aligné en huit par le staff pour « ajouter un gratteur dans le premier rideau défensif », dixit PSA. L’ex-Montois a su saisir sa chance : littéralement intenable, il fut le meilleur plaqueur du match avec douze interventions sans en avoir manqué une seule. Alors oui, il pouvait savourer : « Celle-là, elle fait encore plus de bien que celle du Stade français qui était pourtant bonifiée. On voulait déjà gagner ce match parce qu’on a plus le choix, mais on s’est aussi retrouvés collectivement, et c’est ça qui fait le plus de bien je pense. »
 

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