Paris s’offre le droit d’y croire

  • Entré avant l'heure de jeu, le trois-quarts Sefanaia Naivalu passe la défense d'Agen
    Entré avant l'heure de jeu, le trois-quarts Sefanaia Naivalu passe la défense d'Agen Icon Sport - Icon Sport
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Les Parisiens sont venus à bout d’une équipe agenaise, aussi faible que courageuse, malgré 64 minutes disputées à 14 contre 15, en marquant 6 essais, bonus offensif en prime. Ils sont toujours dans la course pour la phase finale.

«Ce serait une bonne opération, mais de là à dire que je vais supporter le Racing… » Il y a un pas que le demi de mêlée du Stade français Arthur Coville n’a pas voulu franchir après la victoire de son équipe sur la lanterne rouge Agen, point de bonus offensif et sourire malicieux en prime. 

Pourtant, un succès du voisin francilien un peu plus tard dans la soirée de samedi aurait franchement fait les affaires du club de la capitale. Las, Toulon (6e) n’a pas failli face et la situation parisienne au classement (8e) n’a guère varié, Lyon (7e) s’étant imposé à Bayonne. Les plus optimistes retiendront que les joueurs de Gonzalo Quesada ont réduit l’écart d’un point avec ces deux clubs placés juste devant eux au classement. Les autres ? Que cette 18e journée n’a pas vraiment été favorable aux Stadistes et qu’il serait de bon augure que ces derniers haussent leur niveau de jeu dans la perspective des prochaines échéances.

Deux victoires à l’extérieur

Face à Agen, le Stade français a encore eu le don de se complexifier la tâche. Une mauvaise habitude dont les Parisiens seraient bien inspirés de se défaire rapidement. Le carton rouge de Paul Gabrillagues les a contraint à jouer en infériorité numérique durant 64 minutes… Tout sauf anodin. Devant un adversaire autre que la lanterne rouge du Top 14, on aurait à coup sûr souligné l’exploit d’une victoire bonifiée, mais Agen n’a pas encore remporté le moindre match cette saison, même si le manager Regis Sonnes a confessé, y avoir cru « l’espace d’un instant ». Paris a donc assuré le minimum syndical pour espérer encore croire en ses chances de qualification. « Je retiens tout d’abord le bel état d’esprit et la belle preuve de caractère de l’équipe après avoir perdu Paul Gabrillagues sur carton rouge, a positivé Quesada. On a su rester structuré dans notre jeu. On est allé chercher les espaces, créé des opportunités, c’est un bon signe […] On prend donc de la confiance, ça nous rassure sur le groupe. Malgré l’absence de joueurs importants, on a su gagner, même à 14, c’est de bon augure pour la suite. Mais on n’a pas notre destin entre nos mains. On va se battre, on va jouer notre chance à fond. On avait besoin d’un bon match pour préparer la venue de Clermont dans quinze jours. » « Il faut prendre ce qu’il y a prendre, a complété l’arrière Kylan Hamdaoui. On manquait de confiance, ça va permettre d’en engranger un peu. Ce n’était pas un match facile, ça va faire du bien au moral. Pour la suite, tout est possible. Mais on sait qu’on n’aura pas le droit à l’erreur, on a peu de marge de manœuvre. »

La suite, justement, parlons-en. Le Stade français, comme ses deux concurrents pour la 6e place, va recevoir à quatre reprises sur les sept dernières journées. « Il faudra aller chercher une victoire à l’extérieur », souffle Kylian Hamdaoui. Son soupir en disait long sur les difficultés parisienne à voyager. Seulement deux victoires à Agen et Castres en tout début de saison. Le chiffre est famélique, mais l’espoir, chez les soldats roses, semble grand de renverser la situation.

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