Pau : un zéro primé !

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Une tonne de regrets pour les malheureux Palois. Revenir avec zéro point après une telle performance, ça relève du crève-cœur. 

Les Palois ne méritaient pas ça. On veut dire, finir un tel match à zéro point. « Nous sommes frustrés évidemment, on a pourtant bien collé à notre plan de jeu, mais des fautes individuelles nous ont coûté cher en fin de match, des ballons perdus en zone de marque et pour ma part deux coups de pied manqués » a diagnostiqué Antoine Hastoy avec sincérité et dignité.
Le demi d’ouverture si prometteur est venu s’exprimer après cette fin d’après-midi si cruel pour lui. Il fut si excellent dans l’animation du jeu. Diantre ! Quelle passe sautée déterminante pour Tuimaba sur le premier essai béarnais : « Le lancement de l’action était programmé, mais cette passe-là, c’était de l’adaptation » détailla-t-il.

Mais les erreurs individuelles auxquelles il faisait allusion étaient aussi les siennes, avec les deux pénalités loupées (elles correspondent au déficit final de six points) et cet ultime dégagement manqué, sur une pénalité récupérée par les Palois devant leur ligne. Il restait 90 mètres à faire mais avec un lancer en touche sur leurs quarante mètres, ils auraient pu construire encore quelque-chose. « On savait qu’il fallait faire le dos rond sur les premières minutes de chaque mi-temps. Quand nous sommes revenus à 10-10, je pense qu’ils ont douté. Je cris aussi qu’on paye notre indiscipline de la deuxième période, avec des sanctions sur nos rucks. Ces pénalités offensives, ce sotn elles qui nous ont fait le plus mal. C’est dur de voir tous les efforts des mecs pour repartir à zéro point. »

À notre sens, les Palois n’ont pas grand-chose à regretter, on a eu le sentiment qu’ils avaient joué à 90 pour cent de leur potentiel. Leur pouvoir offensif notamment fut assez bien exposé. Mais leur sens de l’occupation aussi (Hastoy et Mogg). Les 10 pour cent restants seront attribués à la conquête. Les Bordelais ont bien su les prendre en mélée. En touche, les Béarnais se sont tirés une balle dans le pied sans l’aide de personne. À bien se remémorer le match, on a trouvé un vrai moment clé, autour de la 35eme minute. Sur touche gâchée par les Bordelais dans le camp adverse, M. Trainini siffla un coup-franc. Les Palois optèrent pour une mêlée. Mauvaise inspiration. Leur cinq de devant hissa le drapeau blanc, pénalité et 13-10 pour Bordeaux. Petit pêché d’orgueil non négligeable.

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