Que du plaisir chez les féminines !

  • L'arrière de l'équipe de France et de L'ASM, Jessy Tremoulière
    L'arrière de l'équipe de France et de L'ASM, Jessy Tremoulière Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Dans son format à deux phases, l’Élite 1 nous offre enfin des rencontres de haut niveau et ça fait du bien.

Classique chez les hommes, l’opposition entre le Stade toulousain et l’ASM est également en train de le devenir chez les femmes. Prétendantes logiques aux demi-finales, les deux équipes alignaient une dizaine d’internationales, françaises et italiennes. Nous n’avons pas été déçus. « Franchement ça fait plaisir, les deux équipes ont vraiment fait un match abouti, s’exclame Jessy Trémoulière, arrière des Bleues et de Romagnat. Malheureusement c’est ce qu’il manque un peu à notre championnat. » Sa partenaire en sélection mais adversaire du jour Laure Sansus confirme : « Ce sont des matchs où on sent que ça tape plus fort, ça va plus vite, il faut être beaucoup plus vigilantes dans les détails. On ne va pas se mentir des matchs comme ça, on y touche plus depuis septembre voire plus. Aujourd’hui on gagne, donc c’est vraiment agréable. »

Mais les sourires, c’était après la rencontre, car sur le pré, cela sentait vraiment la poudre.  D’ailleurs, Annick Hayraud, manager des Bleues, a fait le déplacement. L’entraîneur toulousain Anthony Granja n’avait pas apprécié entendre ça et là que les Jaunardes se déplaçaient pour faire un coup sur la pelouse d’Ernest-Wallon. Ses filles ont tenu leur rang en affichant plus de densité et de réalisme sur l’ensemble de la rencontre. Pourtant ça n’a pas arrêté d’un en-but à l’autre. Côté Romagnat, on apprécie de tenir enfin tête aux finalistes des deux dernières éditions. La capitaine et talonneur des Bleues Caroline Thomas, a produit un poignant discours d’après-match au milieu des siennes, qui résume les progrès récents de son club, entre ambition et plaisirs simples. Elle reprend : « On joue au rugby pour faire des matchs comme ça, on ne gagne rien. Le dimanche quand tu fais ce match, même si tu perds, c’est plaisant. On leur a tenu tête et je pense qu’on s’affirme parmi les quatre meilleures équipes aujourd’hui. Maintenant, il nous manque les petits détails. »

Bayonne a eu chaud

Symbole de la réussite de cette deuxième phase, une autre rencontre, le Stade bordelais qui s’incline 17 à 18 à domicile pour enfin un sommet serré dans ce championnat. L’entraîneur des locales Florent Torregaray rage : « C’est dur, parce qu’on contrôle le match pendant une heure. On fait des erreurs et elles reprennent confiance. » Avec quatre filles de 18 ans dans sa ligne d’arrières, il savait que son manque d’expérience lui ferait parfois défaut. Aujourd’hui les Bordelaises manquent de mûrir à vitesse grand V avec un dernier ballon gratté qui leur coûte la victoire. La Bayonnaise Pauline Bourdon confirme : « On a eu chaud aujourd’hui, on s’est fait remonter les bretelles à la pause et heureusement on a relevé la tête. » De bon augure pour l’avenir.

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Baptiste Barbat
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