Ebersohn : "Enchaîner enfin trois succès"

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Le centre de Béziers Robert Ebersohn, titularisé à huit reprises cette saison, a évoqué la dernière victoire face à Montauban ainsi que les objetcifs de cette fin de saison.

Pensez-vous que votre victoire décrochée en infériorité numérique à Montauban peut représenter un déclic pour Béziers ?

Ce succès représente déjà pour nous une belle histoire. L’équipe a montré beaucoup de caractère et j’espère vraiment que ce match pourra servir de déclic. Car depuis le début de saison, nous n’avons jamais réussi à enchaîner trois succès. Et pour moi, c’est un objectif de parvenir à réaliser cette série. Je souhaite désormais que l’ensemble du groupe croit encore plus en lui, pour construire sur ce dernier succès.

Pour cela, l’ASBH devra s’imposer sur la pelouse du dernier, Soyaux-Angoulême, qui vient de se relancer sur le terrain d’Aix-en-Provence…

Oui, ils ont réalisé une très bonne performance. C’est toujours difficile quand tu affrontes une équipe qui joue sa vie. Souvent, cette émotion et cette envie décuplées sont difficiles à contenir. Et un adversaire comme Angoulême sera de ce fait très délicat à affronter car il joue pour beaucoup de choses. Émotionnellement, nous devrons être prêts à évoluer dans ce contexte. Ce type de rencontre se joue avant tout sur le plan mental.

Béziers n’est plus qu’à six longueurs du sixième, Nevers. L’équipe a-t-elle parlé, à nouveau, cette semaine, d’une potentielle qualification ?

La qualification est un sujet sensible, fragile. Le 19 décembre, nous avions gagné à Béziers (face à Carcassonne, N.D.L.R.) notre dernier match en 2020. On jouait bien et nous étions bien classés. Après Noël, le groupe a donc beaucoup parlé de rentrer dans le top 6. Et il est ensuite tombé sur un mois de janvier horrible où nous n’avons gagné aucune rencontre. Désormais, nous avons décidé de ne plus en parler ! L’équipe est concentrée sur ce match en Charentes et on verra à la fin de ce bloc où nous en sommes.

Vous êtes arrivé cet été à Béziers (contrat de deux ans), après sept saisons passées en Top 14 (Castres et Montpellier). Êtes-vous satisfait de votre décision ?

Ça a été très difficile de quitter Castres. Je suis un mec affectif. J’ai passé quatre très belles années là-bas et j’étais donc déçu de partir, d’autant plus que ce n’était pas mon choix. De plus, le changement n’était pas que pour moi mais pour toute ma famille et cela a été dur pour tout le monde au début. Désormais, je me sens très bien à Béziers où je prends du plaisir. Et le fait de côtoyer beaucoup de jeunes m’a redonné une belle énergie.

Malgré cela, vous avez commencé moins d’un match sur deux cette année (titulaire vendredi). Est-ce une déception pour vous ?

C’est vrai que je n’ai été titularisé que huit fois en dix-huit matchs. Je suis heureux d’être dans le XV de départ mais le plus important à mes yeux reste l’unité du groupe. Pas seulement les quinze, ni les vingt-trois joueurs alignés sur la feuille… Franchement, je n’ai pas compté huit rencontres comme titulaires et dix comme remplaçants mais dix-huit rencontres au total. Je suis fier de chacun d’entre eux, de mon rôle. J’ai toujours été un mec comme ça, qui ne se concentre pas sur lui ou sur son statut mais sur l’équipe. Et je veux rester le même jusqu’à la fin de ma carrière !

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Julien LOUIS
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