Johnson : "Je suis prêt à aller à la mine"

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Ewan Johnson, le deuxième ligne de Vannes, s'est exprimé avant le déplacement à Montauban. Lui qui dispute sa première saison au niveau professionnelle s'est confié sur son parcours ainsi que sur la suite de sa carrière.

C’est votre première saison pro. Pour vous, est-ce le bonheur total ?

Oui. Quand on gagne pas mal de matchs, l’ambiance est forcement bonne et cela fait plaisir de se rendre aux entraînements.

Avec huit feuilles de match, est-ce déjà un bon début ?

Oui. quatre feuilles à domicile, autant à l’extérieur. J’ai 349 minutes de temps de jeu et j’ai joué 71 minutes à Colomiers, 65 contre Béziers et 60 dernièrement contre Soyaux-Angoulême. Je ne vais pas me plaindre. Je prends tout ce que le staff me propose et j’ai le sentiment de progresser.

Au Racing votre ancien club, aviez-vous eu l’opportunité d’évoluer en Top 14 ?

J’ai eu trois minutes sur un match ! En fait, c’est cette saison que j’ai vraiment commencé à jouer et découvert le monde professionnel, même si j’ai souvent suivi le groupe pro au Racing, pendant deux saisons.

Votre jeune expérience s’est également forgée sous les couleurs de l’Écosse en équipes jeunes aussi ?

Oui, j’ai comptabilisé 17 sélections sous les couleurs écossaises en moins de 20 ans. Un choix au regard de la nationalité de mon père, alors que ma mère est galloise et que je suis né près de Manchester. En fait, je peux jouer sous les couleurs des trois pays, y compris la France, puisque j’ai débuté le rugby à Plouzané. Mais ma préférence ira toujours en faveur de l’Écosse, si demain je suis appelé en équipe nationale.

Que pensez-vous du parcours de votre équipe cette saison ?

On n’en parle pas trop entre nous. Premier, deuxième, le classement n’est pas une obsession. Les joueurs ont les pieds sur terre et ne s’enflamment pas. Cela dit, c’est plus facile de venir aux entraînements. Tout le monde est de bonne humeur en permanence. Les résultats y sont forcement pour quelque chose.

Qui vous fait beaucoup travailler en deuxième ligne ?

Nous sommes quatre, voir cinq avec Edoardo (Iachizzi, N.D.L.R.), pour deux postes. On bosse entre nous avec Darren (O’Shea), Rémi (Picquette) et Éric (Marks). On s’entend super bien et tous sont très attentifs à moi qui suis le plus jeune et le dernier petit nouveau. Ils sont toujours de bons conseils.

On parle de vous pour succéder à Rémi Picquette qui part à La Rochelle en fin de saison, que vous seriez le candidat idéal pour lui succéder. Qu’en pensez-vous ?

C’est me faire beaucoup d’honneur. L’équipe de la prochaine saison n’est pas encore définie.

Parlons Top 14. Est-ce que vous y croyez ?

Je n’y pense pas trop. Sur un plan personnel, je me projette match par match. Phase finale, montée, on ne l’évoque pas entre nous. C’est aussi une manière de ne pas se mettre sous pression. Le groupe vit sa vie tranquillement. Il a confiance dans ses capacités.

Un mot sur Montauban ?

On a regardé pas mal de vidéos les concernant. On sait qu’en face, il y aura du répondant. Ce sera costaud et les conditions climatiques annoncées ne sont pas forcement bonnes. Ce sera un match où ça va taper. Mais je suis prêt à aller à la mine.

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Didier LE PALLEC
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