Jalibert : « En seconde période, nous avons perdu le fil »

  • Matthieu Jalibert (France), face à l'Angleterre.
    Matthieu Jalibert (France), face à l'Angleterre. Focus Images / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Auteur d’un 100 % au pied face au perche (4/4) et globalement d’une très bonne prestation malgré la défaite du XV de France (23-20), le demi d’ouverture Mathieu Jalibert a pesté contre ces « petits détails qui ne pardonnent pas à ce niveau », assurant que les Bleus sont encore en phase d’apprentissage.

Comment expliquez-vous la différence entre une première période aboutie qui vous a permis de mener au score une seconde où l’équipe de France a perdu la maîtrise du match ?

C’est vrai que nous avons fait une belle entame, une belle première mi-temps. En seconde période, nous avons un peu perdu le fil du match en faisant pas mal d’erreurs. Que ce soit sur nos lancements, dans le secteur de l’indiscipline. Nous aurions aussi pu mieux gérer nos sorties de camp. On s’est fait contrer deux ou trois fois. Des petits détails qui ne pardonnent pas à ce niveau. Et c’est frustrant parce qu’on avait la sensation de pouvoir faire quelque chose de grand à Twickenham.

 

Avez-vous ressenti un manque de rythme en raison de l’absence de compétition pour de nombreux joueurs ces dernières semaines ?

Certains n’avaient pas joué depuis le match contre l’Irlande (14 février), mais nous avons su répondre physiquement. Nous avons fait une grosse semaine avec beaucoup d’intensité. Nous sommes allés chercher des standards très élevés, ce qu’on ne fait pas à chaque fois. Nous étions confiants sur le plan physique, sur notre plan de jeu. Nous étions prêts à faire un grand match à Twickenham. Et je pense que ça s’est vu sur le plan physique. Malheureusement, sur le plan rugbystique, on a échoué sur quelques détails. On apprend.

 

Vous avez pris beaucoup d’initiatives de loin en première période, joué des touches rapidement. Était-ce prémédité ou vous êtes-vous emballés ?

Même si nous n’avions pas prévu de jouer les touches rapidement, nous y avions réfléchi. Ça s’est fait à l’instinct et au fil du match. Notre idée, c’était de tenir le ballon. Nous avions travaillé pour ça. Et on l’a plutôt bien fait puisque nous avons breaké et trouvé de l’avancée à plusieurs reprises.

 

Quel regard portez-vous sur votre performance individuelle ?

Tout n’a pas été parfait, mais j’étais venu ici pour être dans la continuité de ce que j’avais fait depuis la Coupe d’Automne des nations et le début du Tournoi. Je voulais être moi-même, être propre, faire jouer l’équipe et apporter une petite touche sur certaines situations. J’étais assez libéré et je n’ai pas forcément pensé à la concurrence. Comme je le répète, nous sommes deux ouvreurs à travailler ensemble et à essayer d’être le meilleur possible pour l’équipe de France.

 

Mathieu, pouvez-vous nous raconter de l’intérieur cette combinaison qui a permis d’inscrire le deuxième essai par Damian Penaud ?

C’est une combinaison qu’on avait travaillée, qu’on avait étudiée. Nous savions que proche des lignes, il y a avait des possibilités de jouer de cette façon. Au final, on l’a bien annoncé, on l’a bien exécuté. Et ça marque. C’est toujours intéressant et plaisant de marquer sur des choses que l’on travaille durant la semaine.

 

Quel regard portez-vous sur le Pays de Galles, votre prochain adversaire ?

C’est une équipe qui a remporté tous ses matchs. Ils sont en confiance. C’est une équipe solide, puissante et avec une belle expérience commune. On s’attend à un grand match. Ce sera une belle opportunité pour nous après cette défaite. Ces matchs-là nous font grandir. Et on a la chance de pouvoir encore gagner le Tournoi. C’est plaisant de pouvoir se dire que nous allons pouvoir nous rattraper dès la semaine prochaine.

 

On vous a vu vous plaindre d’un doigt. Pouvez-vous nous donner des nouvelles ?

C’est rien, je me suis tordu un peu le pouce. Je me suis déjà soigné avec un anti-inflammatoire. Ça ira.

 

Pensez-vous que l’essai de Maro Itoje soit valable ?

J’avoue que sur la vidéo, je n’ai pas réussi à voir (si le ballon était aplati). Mais, il y a des arbitres, des arbitres vidéo. Ils ont accordé l’essai, c’est qu’il devait être valable. L’arbitre a toujours raison.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?