Grenoble, vraiment de retour

  • Le groupe du FC Grenoble Rugby
    Le groupe du FC Grenoble Rugby Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Tout en maîtrise, les Grenoblois sont venus s’imposer sur la pelouse montoise sans l’ombre d’un doute, bonus à la clé.

Si Julien Tastet regrettait les approximations de ses joueurs dans cette rencontre, il ne peut pourtant pas leur reprocher grand-chose sur leur investissement. Ils ont lutté, se sont engagés défensivement, et pourtant, à l’arrivée, il y a quasiment trente points d’écart. C’est dire le gouffre qui séparait les deux formations ce vendredi. Un sentiment d’impuissance collectif et individuel, issu d’un rapport trop défavorable sur le triptyque poids, puissance, vitesse. Lorsque vous ne gagnez pas les duels, que vous êtes en permanence sur les talons, que vous butez systématiquement sur un mur, le courage ne suffit plus. Et il faut donc comprendre que le Stade montois, pour l’instant, ne joue plus dans la cour des grands de ce championnat de Pro D2. Ce que Christophe Loustalot traduisait très clairement après match : « On a subi constamment ce soir. C’est un problème de niveau. Individuellement nous sommes en dessous, il y a une classe d’écart entre les deux équipes. C’est très frustrant de ne pas pouvoir rivaliser avec ce genre d’équipe, mais le constat est là. Nous n’avons pas battu à ce jour une seule équipe du top 6. On savait déjà qu’on ne jouait pas le même championnat, mais cette fois c’est confirmé. Il faut maintenant se préparer pour les trois prochaines journées car là, ce sera notre championnat et il faudra répondre présents. » Constat sans concession mais totalement lucide.

Nouvel outsider

Car les Grenoblois ont survolé cette rencontre. Même s’ils sont restés à portée de fusil jusqu’à la cinquante-cinquième minute où ils ont enfin fait un break décisif, ils n’ont jamais tremblé. Maîtres du ballon, du terrain, du rythme, ils ont mené leur barque tranquillement, avant d’aller chercher en fin de rencontre un bonus offensif pas forcément prévu au programme. Mais, là aussi, ils ont su, sur une action d’envergure parfaitement jouée à trois minutes de la fin, poser la cerise sur le gâteau, en démontrant leur appétit et leur justesse technique. Adrien Séguret, montois la saison dernière, se réjouissait de la soirée, insistant sur la progression constante du groupe : « Je pense que nous sommes une autre équipe depuis quelques semaines. Nous retrouvons de la confiance, nous sommes capables de nous arracher pour aller chercher ce bonus offensif comme nous l’avons fait la semaine dernière, notre rendement offensif s’est beaucoup amélioré, clairement, nous montons en puissance. Et comme notre défense reste très solide, c’est forcément plus facile. Mais il faudra confirmer dans les prochaines semaines avec deux grosses réceptions. » Vu la maîtrise affichée sur la pelouse montoise, on peut penser que les Isérois n’ont pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Colomiers, Nevers et Oyonnax peuvent commencer à se faire du souci car les hommes de Stéphane Glas ont peut-être entamé leur révolution au meilleur moment.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 7,90€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Pierre Baylet
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?