Servat : « C’est une première finale »

  • William SERVAT assistant coach of France during the Six Nations Tournament match between Italy and France at Olimpico stadium on February 6, 2021 in Rome, Italy. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) - William SERVAT - Stadio Olimpico - Rome (Italie)
    William SERVAT assistant coach of France during the Six Nations Tournament match between Italy and France at Olimpico stadium on February 6, 2021 in Rome, Italy. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) - William SERVAT - Stadio Olimpico - Rome (Italie) Icon Sport - Icon Sport
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L’entraîneur des avants du XV de France, William Servat, est revenu sur la défaite des Bleus en Angleterre tout en se projetant sur une fin de Tournoi qui s’annonce excitante avec une première finale face au pays de Galles.

Avez-vous tiré des enseignements de la défaite en Angleterre ?

On savait que l'Angleterre serait très difficile à jouer. Mais on a vu que notre groupe, qui n'a pas joué durant un moment, est revenu ultra déterminé. Nous avons commis des erreurs que nous n'avions pas l'habitude de faire. On a beaucoup travaillé là-dessus, car cela a clairement nui à notre performance.

Après le match, des critiques ont été émises sur le coaching, notamment parce que plusieurs remplaçants ne sont pas entrés en jeu. Quel est votre sentiment ?

On a cru voir quelques critiques. Vous savez, il y a les conditions de matchs que les personnes extérieures ne maîtrisent pas forcément. Nous sommes passés d’une première mi-temps avec 22 minutes de temps contre 14 en seconde période. Les datas qui nous ont été données ont confirmé notre sentiment sur le match, à savoir que les joueurs présents sur le terrain évoluaient vraiment à haute intensité. On a eu le choix de mettre six avants sur le banc car on pensait faire du coaching. De nombreux joueurs avaient eu la covid et pouvaient paraître un peu fatigués, mais à l’inverse de ce sentiment d’avant match, ils ont fini de nous convaincre et nous rassurer en tout cas au niveau de leur performances physiques individuelles. Ces joueurs-là ont réussi à atteindre des niveaux en termes d’accélérations et de vitesse qui n’avaient jamais été atteints. Après nous avons eu des changements imposés par des petits soucis sur le match comme pour Romain Taofifenua et Mohamed Haouas. Après un seul joueur devant n’est pas rentré, et la densité d’Anthony Jelonch aurait pu nous amener quelque chose mais les joueurs présents sur le terrain ont été très performants. Donc après ce sont des choix qui peuvent être discutés, comme tous les choix.

Que vous apporte Shaun Edwards, l’entraîneur de la défense, qui connaît bien le pays de Galles ?

Il nous amène son énorme expérience internationale avec ses nombreux titres. Il nous a aussi amené son état d’esprit, une grosse présence aux entraînements, sur le terrain. Il a énormément de caractère et amène son énergie. Il est très positif au sein du groupe. Il a su nous faire évoluer, nous faire grandir car nous n’étions pas habitués à entraîner au niveau international. Il nous a permis de nous mettre plus rapidement au niveau.

La victoire au pays de Galles l’an dernier a-t-elle été fondatrice ?

Bien sûr, c’était notre premier tournoi avec une équipe en construction. Gagner des matchs à l’extérieur est toujours fondateur et fait toujours avancer un groupe. Le comportement et les attitudes des personnes présentes sur le terrain nous ont permis de voir qu’un état d’esprit était en train de naître et que l’équipe était en train de grandir. C’était une sorte de match référence.

Comment jugez-vous l'évolution du pays de Galles qui vise grand chelem ce samedi ?

C’est une équipe totalement différente qui se présente avec une conquête forte. Des joueurs démontrent un gros état d’esprit et une belle abnégation. Ils sont dans une position forte puisqu’ils disputent ce week-end une finale pour le Grand Chelem. Mais nous disputerons aussi leur finale et notre objectif, en ayant pris un point en Angleterre ce que nous n’avions pas su faire l’an passé en Ecosse, est de disputer nous aussi notre finale le week-end d’après contre l’Ecosse. C’est donc une première échéance, une première finale pour nous dès ce samedi.  

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