Reggiardo : « Il faut savoir partir dignement d’un club »

  • "Il faut savoir partir  dignement d’un club "
    "Il faut savoir partir dignement d’un club "
Publié le

L'ancien manager de Castres et futur manager de Provence Rugby, Mauricio Reggiardo, revient sur son départ du Tarn et sur sa nouvelle aventure au chevet de Provence rugby, en Pro D2.

Pouvez-vous revenir sur la genèse de votre départ de Castres ?

En fin d’année dernière, j’avais accepté un fonctionnement différent car le club était en difficulté et j’ai toujours placé l’institution au-dessus de tout. Mais je voulais revenir proche du terrain et cela n’était pas possible à Castres. Je me suis donc mis en quête d’un autre projet car j’avais besoin de retrouver le bord du terrain. Denis Philipon, président de Provence Rugby, m’a alors contacté. Et tout est allé très vite.

Avez-vous des regrets ? On sait l’importance du Castres olympique dans votre carrière …

Depuis la réorganisation du staff, je n’ai eu pour seul objectif que de tout mettre en œuvre pour sortir le club de la mauvaise passe dans laquelle il était. Nous avons fait du bon travail avec les coachs et l’ensemble du staff pour redresser la barre. Je regrette seulement que les derniers exercices aient été tronqués par la pandémie. On n’a pas pu communier, partager avec le public. Je tiens à exprimer ma gratitude aux supporters pour leur soutien indéfectible.

Comment ont réagi les joueurs à l’annonce de votre départ ?

J’ai reçu beaucoup de messages de soutien, d’affection. Je remercie le président, les administratifs et tous les membres du club d’avoir compris ma position. J’avais besoin d’un nouveau projet. Dans ce métier, il faut savoir partir dignement d’un club car c’est la dernière image que l’on y laisse.

Comment expliquez-vous que l’aventure se termine ainsi ?

Être manager, c’est dépendre des résultats. Ceux du Castres olympique n’étaient pas à la hauteur de ce que nous attendions. Mais je ne suis pas triste, ni en colère. Si ça n’a pas marché, c’est que j’ai fait des erreurs et je ne peux en vouloir qu’à moi-même. C’est une expérience de plus qui va me faire grandir et évoluer.

Quid de votre nouveau projet au sein de Provence rugby ?

Je deviens manager avec effet immédiat. J’épaulerai Fabien Cibray et Romain Lauga qui sont déjà en poste. Ce sont des garçons avec qui j’ai déjà beaucoup échangé et qui sont très compétents. J’espère apporter mon expérience et mon vécu à ce club déjà très structuré et ambitieux. Ambitieux et qui a les moyens de ses ambitions.

Son modèle ressemble un peu à celui du CO, d’ailleurs …

En effet. C’est un club lié aux valeurs d’une entreprise (l’agence de voyages en ligne Voyage Privé, N.D.L.R.), un peu comme c’était le cas au CO avec les laboratoires Pierre-Fabre. Le président Denis Philipon est un homme très intéressant. Je l’ai rencontré et dès notre première entrevue j’ai compris que c’est quelqu’un avec qui je partage de nombreux atomes crochus. C’est un club qui a des valeurs familiales, tout ce que j’aime.

Malheureusement, votre aventure à Provence Rugby démarre avec un terrible drame, le décès accidentel de Thomas Lacelle …

C’est la première fois que je suis confronté à un tel drame dans un groupe. Je n’ai pas eu la chance de rencontrer Thomas mais je sais que c’était un garçon très apprécié, très intégré. J’ai déjà pu voir qu’il était adoré au club. Tous évoquent son énergie, son enthousiasme. On va affronter cette tragédie ensemble en nous resserrant autour des valeurs du club. J’ai une pensée pour la famille et les proches de Thomas. C’est un énorme coup dur mais ce drame nous dit quelque chose de l’état d’esprit qui règne dans ce groupe. Cela va contribuer à le souder encore plus.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?