Wisniewski : « Un match de phases finales »

  • Jonathan Wisniewski : «Un match de phases finales»
    Jonathan Wisniewski : «Un match de phases finales» Icon Sport - Icon Sport
Publié le

L'ouvreur de Lyon, Jonathan Wisniewski, est revenu sur la préparation de la réception décisive de Toulon pour la qualification en phases finales. En effet, le Lou a passé trois jours en stage au Chambon-sur-Lignon la semaine dernière.

Pour commencer, pouvez-nous dire comment s’est passé le stage de trois jours au Chambon-sur-Lignon ?

Il y avait de la neige ! Les conditions n’étaient pas optimales pour s’entraîner. Mais nous avons pu nous retrouver, vivre des choses ensemble, au-delà du terrain et de l’aspect spécifiquement rugby. C’était important de vivre ces moments. Nous allons rentrer dans la dernière partie de saison. Au-delà du rugby, il y a d’autres vertus que nous allons devoir savoir développer. Ce stage a permis de nous retrouver dans un contexte différent, de vivre autre chose qu’une semaine routinière. Cela a fait du bien à tout le monde.

Cela a permis d’intégrerle petit nouveau, Jordan Taufua ?

Jordan n’a pas de mal à s’intégrer (sourire). Dès le premier jour, il s’est intégré. Il parle beaucoup, il communique beaucoup, il met beaucoup d’énergie dans tout ce qu’il fait ! De par sa carrière, son caractère, son expérience, il s’acclimate très vite à son environnement. Il avait également envie de vite rebondir. Il y avait pas mal de frustrations après son passage à Leicester. Il avait vraiment envie de rebondir. Tout le monde a tout fait pour l’intégrer et lui a fait aussi ce qu’il fallait.

Après le stage en septembre au Chambon, vous aviez enchaîné sept victoires. Quel rôle avait-il joué dans cette bonne dynamique ?

Cette saison, je pense que tous les clubs sont un peu démunis. Il y a moins de moments de partage, d’échange. C’est dur pour tout le monde. Historiquement, les saisons se construisent souvent à l’extérieur. Quand tu gagnes, tu restes dormir, tu fais une bonne bringue pour fêter ça. Et le lundi, quand tu te retrouves, tu repars de plus belle. Dans ce contexte… Il n’y a plus de vie sociale, d’échanges. Je ne parle pas que de nous. C’est le cas du pays tout entier. Alors, vivre des moments où l’on peut se retrouver un peu en dehors, coupé du monde, entre nous, ça fait du bien pour les hommes aussi.

Revenons au Top 14. Vous êtes septièmes, à cinq points du sixième, Toulon, que vous recevez samedi soir prochain. Encore une fois, la défaite sera interdite…

Tous les matchs valent cher mais celui-là est particulièrement important ! Si nous gagnons, nous pouvons revenir à un ou deux points des Toulonnais et des deux ou trois autres équipes qui sont devant nous. Dans le cas contraire, Toulon creusera l’écart et nous nous retrouverons à neuf points…

C’est un match de phases finales. Nous saurons ce que nous sommes capables de faire. Nous serons à domicile, ce qui met un peu de pression supplémentaire.

Après votre mauvaise passe hivernale, vous restez sur deux victoires contre Toulouse et à Bayonne. Que pouvez-vous améliorer ?

Déjà, nous devons garder notre bonne dynamique. Du match à Bayonne, nous devons retenir que nous sommes entrés souvent dans les zones de marque, sans concrétiser. Nous devons être plus exigeants sur ce point. Mais lors de ces deux matchs, nous avons su faire preuve de beaucoup de caractère et de pragmatisme. La victoire contre Toulouse avait été très aboutie. La semaine suivante, Toulouse a gagné à La Rochelle… Ça en dit long sur cette équipe.

Depuis quelques matchs nous n’avons de toute façon plus le choix. Ce groupe a souvent su réagir quand il était pied au mur… Quand nous nous remontons les manches, nous sommes bons. Nous n’avons pas envie de terminer la saison avec de l’amertume et la frustration.

Un petit mot sur Toulon. Que craignez-vous le plus chez votre adversaire ?

Jouer Toulon, ou Clermont, ou une autre équipe, c’est affronter une équipe complète. Toulon est en confiance après sa victoire contre le Racing. Des joueurs vont rentrer. C’est une équipe puissante, bien organisée. Ça va être très dur. Toulon sera à l’extérieur, sans pression. Mais l’important est de rester focaliser sur nous. Nous allons évidemment étudier leur jeu cette semaine. Mais l’important est d’être présent au rendez-vous, de maîtriser ce que l’on sait faire.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Sébastien FIATTE
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?