À Toulouse, c’est le 10 d’ouverture

  • Zack Holmes devrait officié à l’ouverture ce week-end contre Montpellier.  Photo M. O. - D. P.
    Zack Holmes devrait officié à l’ouverture ce week-end contre Montpellier. Photo M. O. - D. P.
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Pas moins de quatre joueurs différents ont officié comme ouvreur lors des deux derniers matchs. Illustration de l’adaptation voulue selon les besoins du moment.

Petit plongeon deux ans en arrière : en juin 2019, Toulouse est allé glaner son vingtième Bouclier de Brennus avec Thomas Ramos comme ouvreur titulaire. Entre blessures ou méformes, Ugo Mola avait ainsi misé sur son habituel arrière pour conduire les siens. Même si c’est son poste de formation, il ne l’avait occupé que cinq fois cette saison-là (toutes compétitions confondues) en vingt-deux apparitions avant les phases finales. Ce qui en dit sur la forme de désacralisation du numéro 10 ces dernières années à Ernest-Wallon… Et le fruit d’une conviction profonde du manager toulousain, lequel ne veut pas être prisonnier d’un homme ou d’un profil. "La capacité à jouer plusieurs postes est quelque chose qu’on veut cultiver et travailler au quotidien, avait-il expliqué récemment. On peut s’arrêter au numéro mais j’ai toujours pensé que les bons joueurs devaient être sur le terrain, peu importe celui qu’ils portent."

L’adaptation permanente, credo de la maison qui se vérifie chaque week-end ou presque. Bien sûr, cette saison, Romain Ntamack est l’ouvreur privilégié du Stade toulousain et c’est sans nul doute lui qui (sauf coup dur) commencera aux côtés d’Antoine Dupont la semaine prochaine au Munster, en huitième de finale de Champions Cup. Toujours est-il que le même Ntamack avait, par exemple, débuté le seul match européen de la saison, sur le terrain de l’Ulster, avec le 12 dans le dos pour façonner la ligne de trois-quarts selon les besoins du moment. Récemment, le staff des Rouge et Noir a encore fait preuve d’imagination et de réactivité à l’instant de désigner son maître à jouer puisque pas moins de quatre joueurs ont officié à l’ouverture sur les deux derniers matchs. En l’absence de "NTK" (sélection ou blessure), Zack Holmes est souvent à la baguette.

Les chaises musicales

L’Australien ayant été en difficulté dans ce rôle lors de la défaite à Lyon, Mola avait choisi de le libérer de cette responsabilité et donc de lui enlever cette pression en le décalant au centre à La Rochelle pour placer… Cheslin Kolbe en numéro 10. Choix gagnant, dans le duel au sommet du championnat, d’autant plus que cela n’avait pas empêché Holmes de repasser ouvreur pour gérer la fin de rencontre. Le week-end suivant, face à Brive, Romain Ntamack avait retrouvé le costume, avant de laisser Thomas Ramos lui succéder à onze minutes du terme. Ce dernier s’étant blessé à un mollet à la 77e, c’est ce même Holmes qui, encore une fois, avait terminé le match dans cette position.

Sans Ntamack ni Ramos, l’ancien Rochelais devrait logiquement enfiler de nouveau la tunique flanquée du numéro 10 samedi face à Montpellier, même si l’option Kolbe, alias l’homme "atout" faire, existe toujours. Mais tout est une question de chaises musicales à Toulouse et, avec le retour attendu de Sofiane Guitoune au centre aux côtés de Pita Ahki, les Stadistes auront besoin du pied droit de Holmes pour buter et pour orchestrer la symphonie.

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